Bruxelles, 09/05/2012 (Agence Europe) - Pour Hannes Swoboda, l'UE doit prendre une « position claire » sur la Russie, alors que les États membres sont divisés, par exemple sur les questions énergétiques. « J'ai le sentiment que nous allons rester dans cette position ambiguë. Il faut être vigilant, avoir une approche pragmatique mais critiquer quand il y a des violations des droits de l'Homme, ou des règles de l'OMC si la Russie devient membre. L'État de droit est important pour la société civile mais aussi pour l'économie », a souligné le président du groupe S&D au Parlement européen lors d'une discussion en commission des affaires étrangères du Parlement européen, mardi 8 mai. Il a regretté également qu'il n'y ait pas « de gros progrès » dans les négociations sur l'accord de partenariat et de coopération.
La veille, lundi, Werner Schulz et la vice-présidente des Verts, Rebecca Harms, ont appelé l'UE à garder ses distances avec M. Poutine au lieu de vouloir s'en rapprocher. « L'UE voudrait avoir la Russie comme partenaire stratégique. Une telle relation ne sera possible qu'avec l'adéquation des valeurs fondamentales et des accords juridiquement contraignants », ont-ils expliqué, précisant que la démocratie et les droits humains ne doivent pas être mis à l'écart.
Mme Harms et M. Schulz ont dénoncé « la force excessive » utilisée par les forces de sécurité lors de manifestations anti-Poutine, dimanche 6 mai, qui ont réuni plus de 20 000 personnes. Ils ont appelé l'UE à soutenir les initiatives de la société civile et des nouveaux partis libéraux.
De son coté, sur son twitter, le député européen Edward McMillan Scott (ADLE) a demandé que le gouvernement russe « soit tenu pour responsable pour la répression des manifestations ». (CG)