Bruxelles, 15/03/2012 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse après l'adoption des orientations budgétaires pour 2013, Alain Lamassoure, le président de la commission des budgets du Parlement européen, a déclaré mercredi 14 mars que « nous sommes extrêmement préoccupés par la crise des crédits de paiement en Europe ». Le budget européen, qui n'a pas un euro de déficit, ni de dette (il a toujours eu des excédents), « se trouve au bord du défaut de paiement, d'un manque de crédits de paiement », a-t-il lancé
Compte tenu du mode de financement du budget européen, qui hélas repose presque exclusivement sur des contributions des budgets nationaux, et compte tenu de la crise qui pèse sur les budgets nationaux, le PE a été amené à accepter deux années de suite pour le budget 2011 et pour le budget 2012, les chiffres des crédits de paiements souhaités par le Conseil. C'est maintenant que l'UE a le plus besoin d'argent (notamment pour payer les factures des programmes dans le domaine de la politique de cohésion), or c'est maintenant qu'elle a le moins d'argent.
C'est un problème qu'il faut absolument régler durant l'année 2012 (exécution du budget 2012 et préparation du budget 2013), a dit M. Lamassoure. Surtout que l'année 2013 est la dernière année du cadre financier pluriannuel, elle servira donc de base de référence pour le prochain cadre financier qui commence en 2014. « On y travaille avec la Commission, et on a l'intention de travailler avec la présidence danoise pour trouver la meilleure solution possible pour 2012 et pour que la négociation sur le budget 2013 se base sur des chiffres incontestables sur le taux de consommation des crédits ligne par ligne ».
Le commissaire au Budget Janusz Lewandowski a confirmé que l'arriéré de paiements s'élève en réalité à 5 milliards d'euros dans la rubrique 1b (cohésion) en 2011, qui devra être couvert en 2012. Ce qui a été remboursé ce sont les programmes pour la Grèce et partiellement ceux pour l'Espagne et l'Italie, a indiqué le commissaire. « Pour le reste j'espère régler la situation », a dit le commissaire. Il faudra donc modifier le budget pour payer les autres factures (dépenses de cohésion, et recherche). Le coût de l'adhésion de la Croatie à l'UE est de 687 millions d'euros, dont 22 millions de dépenses administratives.
Budget du Conseil pour 2013. Le COREPER a approuvé mercredi 14 mars une estimation des dépenses du Conseil en 2013, à savoir 540,5 millions d'euros. Ce qui correspond à une hausse nominale de 6,5 millions, ou +1,2%, une hausse qui reste en dessous du niveau escompté de l'inflation attendue l'an prochain (+1.9%). (LC)