Bruxelles, 17/02/2011 (Agence Europe) - Les députés européens ont déploré, dans une résolution commune adoptée jeudi 16 février, les récents affrontements dans un stade, à Port Saïd, en Égypte, le 1er février, qui ont fait au moins 74 morts et de nombreux blessés. Préoccupés par les accusations selon lesquelles ces affrontements auraient eu une motivation politique, ils invitent les autorités égyptiennes à ouvrir une enquête sur ces événements et à traduire leurs auteurs en justice. Les élus dénoncent aussi la situation « alarmante » des ONG et des fondations politiques et demandent que les poursuites pénales engagées à leur encontre soient abandonnées « immédiatement ». Le Parlement rappelle son soutien « sans faille » aux réformes en faveur de l'établissement de la démocratie en Égypte.
Peine de mort au Bélarus et au Japon
Dans une deuxième résolution, sur le Bélarus, le Parlement condamne le recours à la peine de mort et invite les autorités à gracier Dzmitry Kanavalau et Uladzislau Kavalyou, condamnés à mort pour avoir « prétendument commis des actes de terrorisme ». Selon des organisations internationales, leur procès aurait été inéquitable et l'enquête entachée de graves violations des droits de l'Homme. Les députés demandent un moratoire sur la peine de mort. Ils condamnent aussi de nouveau le harcèlement et la persécution des défenseurs des droits de l'Homme et des membres de l'opposition et exigent une nouvelle fois la libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques.
Enfin, dans une dernière résolution sur le Japon, les députés demandent « instamment » au ministre de la justice, Toshio Ogawa, de n'approuver aucun ordre d'exécution. M. Ogawa aurait annoncé, selon plusieurs médias, qu'il ne souhaitait pas poursuivre la politique de prudence de son prédécesseur. Ils encouragent aussi Tokyo à « poursuivre ses efforts », afin de rétablir le moratoire de fait sur la peine de mort qui a eu lieu de 1989 à 1993, et à ouvrir un débat public sur l'application de la peine capitale dans le pays. Pour la première année depuis 1992, aucune exécution n'a eu lieu en 2011 au Japon mais 130 personnes attendent dans les couloirs de la mort. (CG)