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Bulletin Quotidien Europe N° 10556
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Les Nations unies condamnent la répression et l'UE s'en félicite

Bruxelles, 17/02/2012 (Agence Europe) - L'Assemblée générale des Nations unies a adopté, jeudi 16 février, à une large majorité, et malgré l'opposition de la Russie et de la Chine, une résolution condamnant la répression en Syrie. Avec 137 voix pour, 12 contre et 17 abstention, ce texte, dont la portée est surtout symbolique, exige que le régime syrien mette fin à la répression, recommande la nomination d'un envoyé spécial de l'ONU et soutient les efforts de la Ligue arabe.

L'UE s'est félicitée de la résolution, « qui a été massivement voté par l'ONU », a souligné le porte-parole de Catherine Ashton, Haute représentante de l'UE. Cette résolution « envoie un signe clair de soutien au peuple syrien, condamnant les activités du régime et la violation des droits de l'Homme et appelant à la fin immédiate de la violence », a-t-il ajouté, appelant de nouveau les membres du Conseil de sécurité « à agir de façon responsable à ce moment crucial ». Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a qualifié le texte d'avertissement « sans ambiguïté » adressé au régime. Son homologue français Alain Juppé a souhaité que tout soit mis en œuvre pour que la résolution soit « pleinement appliquée ».

Soutien à l'opposition

Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron ont appelé, vendredi 17 février, l'opposition à mieux « s'organiser ». « Nous disons à tous ceux qui veulent la démocratie en Syrie: 'organisez-vous, rassemblez-vous, dites-nous comment nous pouvons vous aider et nous vous aiderons davantage'», a expliqué M. Sarkozy. Il faut « réfléchir à ce que nous pouvons faire pour aider l'opposition à s'unir et porter une alternative crédible », a-t-il ajouté. L'Allemagne, elle, « va totalement s'engager pour un renforcement des sanctions européennes », a annoncé le porte-parole du gouvernement, alors que des diplomates européens avaient expliqué jeudi que l'UE allait revoir ses ambitions de nouvelles sanctions à la baisse.

Mais l'opposition principale au régime, le Conseil national syrien, n'aura pas de représentation officielle à la Conférence des amis du peuple syrien le 24 février, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères tunisien, Rafik Abdessalem, soulignant que le sujet faisait « débat ». « Chaque chose en son temps », a-t-il ajouté, souhaitant la constitution d'un groupe d'opposition qui « ait une représentativité réelle ». Il a confirmé que la Russie et la Chine étaient invitées. Vendredi, des milliers de personnes hostiles au régime sont descendus dans les rues, dans toute la Syrie alors que la ville de Homs, a été la cible des « bombardements les plus violents depuis 14 jours », a affirmé un membre de la commission générale de la révolution syrienne. (CG)

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