Bruxelles, 02/02/2012 (Agence Europe) - Le ministre roumain des Affaires européennes, Leonard Orban, a indiqué que les chances de voir son pays, ainsi que la Bulgarie, rentrer dans l'espace Schengen ne semblaient pas « très optimistes ». Le ministre a reconnu que la décision d'élargir l'espace, bloquée actuellement par les Pays-Bas, était bien conditionnée à la publication par la Commission de deux rapports positifs sur le mécanisme CVM, qui évalue les progrès des deux candidats en termes de corruption et de réformes judiciaires. À Copenhague, le 27 janvier, des sources diplomatiques avaient déjà indiqué que le rapport intérimaire de la Commission, prévu pour ce mois de février, était « négatif » pour la Bulgarie. Le sort des deux pays dans Schengen étant lié, les chances de la Roumanie semblent donc elles-aussi compromises.
Le président roumain Traian Basescu a dénoncé jeudi 2 février « l'abus des Pays-Bas contre la Roumanie et la Bulgarie », rapporte l'AFP. « Je dois reconnaître avec franchise que la période de crise et une certaine ascension de partis anti-européens au sein de certains gouvernements m'inquiètent et je l'ai dit lors du dernier Conseil européen », a dit M. Basescu, faisant allusion au fait que le Parti de la liberté (PVV) d'extrême droite de Geert Wilders soutient le gouvernement. « La Roumanie avait le droit d'être dans l'espace Schengen aujourd'hui », a-t-il poursuivi en ajoutant que son pays avait rempli tous les critères techniques requis pour l'adhésion. (SP)