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Bulletin Quotidien Europe N° 10545
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) espace

De nouveaux contrats signés pour la poursuite de Galileo

Bruxelles, 02/02/2012 (Agence Europe) - Lors du lancement des premiers satellites Galileo en octobre dernier, le commissaire européen en charge de l'industrie, Antonio Tajani, avait promis d'accélérer la signature des contrats pour l'achat des prochains satellites et lanceurs. C'est chose faite depuis le jeudi 2 février, les entreprises ayant remporté l'appel d'offres sont OHB Systems AG, Arianespace et Astrium SAS.

« La signature de ces contrats aujourd'hui prouve que la mise en œuvre concrète de Galileo a lieu dans les temps et dans le respect du budget disponible », a déclaré M. Tajani. En passant commande suffisamment tôt, cela permet d'avoir de meilleur prix, et donc de faire des économies, assure une source de la Commission. En l'occurrence, c'est le constructeur allemand OHB Systems AG qui a remporté le marché de la construction de 8 satellites pour 250 millions d'euros. Une offre « extrêmement compétitive » selon la Commission. En effet, le même constructeur avait déjà remporté un contrat similaire en 2010 mais à des conditions sensiblement moins avantageuses pour la Commission (560 millions d'euros pour 14 satellites). M. Paul Weissenberg, directeur général adjoint à la DG Entreprises et industrie, expliquait que le choix du constructeur était basé non seulement sur le meilleur prix, mais aussi sur la qualité du service.

Mercredi, l'Agence spatiale européenne a aussi signé, pour la Commission, des contrats avec les entreprises françaises Arianespace et Astrium SAS qui permettront respectivement d'organiser 3 lancements à l'aide d'Ariane 5, et de mettre 4 satellites Galileo en orbite par lancement (chaque entreprise empochera pour cela 30 millions d'euros). Le projet Galileo devient donc purement européen, puisqu'à l'avenir il se passera de la fusée russe Soyouz. Cette dernière ne peut lancer que deux satellites à la fois. Par conséquent, grâce à Ariane 5, la Commission espère accélérer le processus de lancement, alors même qu'il était reproché au projet de dépasser les délais et les budgets. « Je suis fier que nous ayons réussi à accélérer la livraison des satellites et des lanceurs. Cela permettra aux Européens de profiter dès 2014 des possibilités offertes par Galileo en matière de navigation par satellite renforcée », a indiqué M. Tajani.

Les premiers services accessibles au public devraient être disponibles grâce à 18 satellites dans l'espace fin 2014, car deux lancements sont prévus cette année, dix l'année prochaine, et encore quatre l'année suivante. Les services auront un impact sur les réseaux de téléphonie mobile, l'utilisation des GPS dans les voitures, la gestion des routes ou du trafic aérien, ou encore les opérations de sauvetage, mais avec 18 satellites les données ne seront, dans un premier temps, pas encore aussi précises qu'en 2015 quand il y aura 26 satellites.

À ce stade, 3,4 milliards de l'enveloppe européenne ont déjà été engagés pour le projet Galileo, M. Weissenberg a affirmé qu'il restait encore de l'argent après la signature des contrats, sans pour autant divulguer un chiffre exact, afin de ne pas influencer les offres de prix de l'industrie pour les prochaines commandes. (MD)

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