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Bulletin Quotidien Europe N° 10545
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

Le modèle du rail britannique devrait inspirer l'UE

Bruxelles, 02/02/2012 (Agence Europe) - Le Royaume-Uni est le premier pays de l'Union à avoir pleinement libéralisé son marché ferroviaire, il y a près de 20 ans. Il s'agit d'un cas, relativement performant, dont il faut s'inspirer dans la réforme du marché ferroviaire que l'Union entreprend, estiment deux associations représentant les intérêts du rail, la Communauté européenne du rail (CER) et l'Association des opérateurs de trains (ATOC). Toutes deux se sont associées pour présenter le rapport de Sir Roy McNulty analysant le rail au Royaume Uni, lors d'un événement organisé mercredi 1er février au Parlement européen, sous la houlette de Brian Simpson (S&D, britannique), président de la commission parlementaire en charge du transport.

Libéralisation réussie outre-Manche. Le rapport estime que le ferroviaire britannique est plus performant, ponctuel, sûr, et que le secteur a gagné en nombre de passagers et de trafic de fret suite à la séparation effective entre les gestionnaires d'infrastructure et les opérateurs de services. Cependant les tarifs et les coûts reportés sur les contribuables demeurent tous deux 30% plus élevés que dans d'autres pays (France, Suisse, Suède et Pays-Bas). Roy McNulty formule donc des recommandations comme un réalignement entre les opérateurs et les gestionnaires d'infrastructure. Si le modèle britannique peut apporter de l'eau moulin des institutions européennes dans leur volonté de réformer le marché ferroviaire afin de le rendre plus compétitif, le modèle doit néanmoins se parfaire vraisemblablement.

L'UE devra en tenir compte. La Commission européenne annoncera dans la seconde moitié de l'année un quatrième paquet ferroviaire, alors que les positions du Parlement et du Conseil doivent être conciliées sous présidence danoise au sujet de la refonte du paquet ferroviaire. Dans ce contexte, et à la lumière da rapport McNulty, Keir Fitch, chef de cabinet adjoint du commissaire européen en charge du Transport, a admis mercredi que l'expérience britannique était une piste de réflexion, mais qu'il n'y aurait pas de « one size fits all », de solution universelle, en regard des différences historiques entre les pays de l'Union. La séparation devrait donc selon lui être doublée d'une coopération étroite entre les deux entités, ce que la Commission pourrait faciliter. Le modèle de franchise est également une option a-t-il estimé, mais qui ne devrait pas porter à trop long terme, afin de ne pas nuire à la concurrence en définitive. Le directeur exécutif de la CER a résumé pour sa part que « le cas du Royaume-Uni démontre qu'il faut suffisamment de flexibilité pour permettre aux États membres de développer un secteur ferroviaire national qui obtienne véritablement des résultats ». (MD)

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