Bruxelles, 02/02/2012 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et son invité Hamadi Jebali, Premier ministre tunisien, qui a passé jeudi 2 février une journée studieuse à Bruxelles, ont tous deux loué « la qualité de la conversation » qu'ils ont eue au déjeuner, comme celles qu'a eues le visiteur avec Catherine Ashton, Stephan Füle et, plus tôt, avec le président Herman Van Rompuy et le président du Parlement, Martin Schulz. Une déclaration commune a été - fait rare dans ce genre de visite - publiée. M. Jebali a ajouté que les discussions furent « franches et utiles ».
Il en ressort l'affirmation commune et réitérée à chacune des rencontres que le partenariat euro-tunisien est « stratégique ». Son succès pourra témoigner de l'engagement européen dans son soutien aux démocraties naissantes dans le monde arabe. Il est souligné aussi le besoin d'appliquer sans délais une aide déjà augmentée de 240 à 400 millions d'euros et d'en accélérer l'affectation. Les deux parties ont décidé de relancer les négociations sur le « statut avancé ». Les négociations commerciales se poursuivront en vue d'une libéralisation du commerce des produits agricoles et de la mise en place d'un « accord de libre-échange complet et approfondi ». La libéralisation du transport aérien, l'ouverture de négociations sur la conformité des produits industriels, l'ouverture d'un dialogue sur « les migrations, la mobilité et la sécurité » et un appui dans les efforts d'attractivité des investisseurs sont promis. Un conseil mixte d'entrepreneurs européens et tunisiens sera mis en place. Le conseil d'association sera convoqué durant le premier semestre 2012 qui verrait aussi la convocation d'une deuxième session de la « task force » constituée en appui à la 'révolution tunisienne'. M. Füle se rendra à Tunis d'ici un mois et demi pour une nouvelle évaluation des besoins. Enfin, l'UE s'est engagée à contribuer au rapatriement des fonds « frauduleusement acquis et actuellement gelés ». Cela vise la fortune amassée par la famille Ben Ali-Trabelsi réfugiée en Arabie saoudite. Une précision tunisienne: « L'organisation de nouvelles élections générales transparents et démocratiques par une institution nationale indépendante dans un délai qui ne dépasse pas 18 mois ». Le flou prédominait à ce sujet en Tunisie. (FB)