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Bulletin Quotidien Europe N° 10545
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) iran

Le Parlement soutient les sanctions

Bruxelles, 02/02/2012 (Agence Europe) - Le Parlement européen a regretté, dans une résolution commune adoptée jeudi 2 février, « le refus persistant de la Chine et de la Russie de soutenir les sanctions contre l'Iran au sein du Conseil de sécurité des Nations unies » et condamné « avec vigueur » la menace iranienne d'une fermeture du détroit d'Ormuz, qui pourrait conduire à un conflit régional et à des représailles de la communauté internationale. Il a aussi souligné que « le dialogue et la coopération avec la Turquie peuvent jouer un rôle important pour parvenir à un règlement ».

Les députés ont aussi apporté leur soutien aux nouvelles mesures restrictives européennes et au Conseil « dans sa détermination à œuvrer à un règlement diplomatique du dossier nucléaire iranien, conformément à la double approche ». Ils ont invité les autorités iraniennes à répondre favorablement à l'offre de négociations et à coopérer avec l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA).

Dans sanctions pour négocier. La veille, lors du débat en session plénière, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a rappelé que l'UE est « engagée à maintenir à tout moment et à tout niveau les pressions sur l'Iran pour que le pays revienne à la table des négociations », précisant que Téhéran n'avait toujours pas répondu à ses propositions.

Soutenant les sanctions tout en s'inquiétant de leurs effets sur la population, les députés ont appelé à la poursuite des efforts diplomatiques. « Les sanctions sont en vigueur, maintenant il faut négocier. Mais comment pouvons-nous ouvrir les négociations, les Iraniens se disent prêts à négocier mais ils ne vont pas s'arrêter aux pré-requis, il faut accepter des négociations maintenant, sans pré-conditions », a souligné Tarja Cronberg (Verts/ALE, finlandaise), appelant aussi à la sécurité de l'Iran « car il est difficile d'amener un pays à négocier quand il plane sur lui une menace de guerre ». Ces sanctions doivent « permettre un dialogue pour que l'Iran négocie, pour qu'il négocie avec l'AIEA et pour en finir avec les tambours qui annoncent la guerre, il faut agir rapidement », a souligné José Ignacio Salafranca (PPE, espagnol), demandant une action européenne envers ses alliés tels que le Japon ou l'Inde. Maria Muñiz de Urquiza (S&D, espagnole) a exhorté l'Union à insister sur « volet diplomatique », rappelant que son groupe « exclut complément l'option militaire ».

Sa collègue Marietje Shaake (ADLE, néerlandaise) a demandé l'ouverture d'une antenne de l'UE en Iran « pour faire le lien ». « Il est vital de mettre en évidence l'importance d'un dialogue de fond dont des relations diplomatiques directes UE-Iran sont le chemin privilégié », a-t-elle ajouté.

L'Allemande Cornelia Ernst de la GUE, s'est, elle, opposée aux sanctions. « Ce ne sont pas des mesures susceptibles de relancer la confiance, il faut être naïf pour augmenter la pression et penser obtenir des concessions de la part de l'Iran », a-t-elle expliqué.

Le jour de l'adoption de la résolution du Parlement européen, la chancelière allemande, Angela Merkel, a quant à elle souhaité que la Chine demande à l'Iran, son allié contre qui elle refuse de prendre des sanctions, de mener un programme nucléaire « ouvert » et « transparent ». (CG)

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