Bruxelles, 01/02/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères a expliqué, mercredi 1er février au Parlement européen, que la demande de budget supplémentaire de 25 millions d'euros pour le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) pour 2012, en plus des 400 millions dont il dispose déjà est due à la fois à ses activités et aux demandes des États, mais aussi au coût des fonctionnaires. « Les États membres et les députés européens ont voulu que l'UE soit active dans des pays où nous ne l'étions pas, tels que la Libye, avec des ressources qui n'existaient pas dans le budget », a expliqué Catherine Ashton, précisant les besoins de sécurité pour les représentations. Mme Ashton a aussi mis en avant le personnel. « Au moment où j'ai hérité du personnel, j'ai hérité des termes et des conditions liés au statut et cela exige des dépenses supplémentaires, le statut exige que je paie tel salaire, telle augmentation… », a-t-elle rappelé.
Syrie. Lors de sa rencontre avec les députés, Mme Ashton est aussi revenue sur ses efforts et ceux du Service européen pour l'action extérieure pour obtenir le vote d'une résolution sur la Syrie au Conseil de sécurité. En réponse à un reproche de Charles Tannock (ECR, britannique) sur la non avancée des discussions, Catherine Ashton a expliqué qu'elle avait eu, mardi, l'ambassadeur russe sur le sujet, et que sa directrice politique revenait de deux jours à Moscou où elle a discuté avec les autorités. Elle a souligné que le sujet de la Syrie est discuté lors de chaque rencontre avec des représentants russes mais aussi chinois. « Nous avons un travail de coordination avec les États membres, jour après jour, heure après heure », a-t-elle ajouté.
Proche-Orient. Mme Ashton est aussi revenue sur la situation au Proche-Orient, en raison des inquiétudes de Veronique De Keyser (S&D, belge) face à la non présentation par Israël de son projet pour la sécurité et les frontières, prévu pour le 26 janvier. « Le travail du Roi de Jordanie doit être encouragé le plus longtemps possible. La déclaration du Quartette date de 4 mois mais il y a des discussions très ouvertes entre les parties, elles veulent poursuivre les négociations plus longtemps. Nous attendons qu'une solution sérieuse soit atteinte. (…) Les jours qui viennent seront décisifs », a-t-elle précisé, soulignant qu'elle espère que le gouvernement israélien montrera son engagement alors que des élections vont avoir lieu en mai en Palestine, qui pourraient être favorables au Hamas s'il n'y a pas d'avancées dans le processus de paix. (CG)