Bruxelles, 01/02/2012 (Agence Europe) - La proposition de la Commission européenne visant à amender la législation de l'UE pour renforcer la lutte contre les polluants chimiques dans l'eau (EUROPE n° 10543) ne convainc pas les ONG environnementales qui la jugent bien tardive et surtout bien incomplète.
Greenpeace déplore que la Commission propose de n'ajouter à la liste des substances prioritaires que 15 substances sur un total de 2000 produits chimiques potentiellement dangereux. « La Commission s'est dérobée à ses responsabilités depuis douze ans et permet maintenant à certains des produits chimiques les plus dangereux de continuer à polluer pendant une génération », dénonce Kevin Stairs de Greenpeace. L'ONG reconnaît que la révision proposée a, certes, le mérite d'améliorer la surveillance des substances chimiques nocives et, pour la première fois, de viser les ingrédients pharmaceutiques tels que ceux utilisés dans les contraceptifs. Mais Greenpeace, comme le WWF, reproche à la Commission de n'avoir pas fixé de calendriers pour l'élimination progressive des rejets de substances chimiques les plus dangereuses en violation de la directive cadre sur l'eau (article 16) et des engagements internationaux de l'UE. « La présence de produits chimiques très dangereux dans nos eaux est une grave menace pour la vie aquatique et la santé humaine », déclare Sergey Moroz du WWF. Cette ONG compte sur le Parlement et le Conseil pour redresser la barre. (AN)