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Bulletin Quotidien Europe N° 10541
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) dÉveloppement

Le commerce, plus que jamais le credo de l'UE

Bruxelles, 27/01/2012 (Agence Europe) - Ce n'est pas 'aide-toi, le ciel t'aidera !', mais 'commerce et tu te développeras !'. Les nouvelles pistes d'action présentées le 26 janvier par la Commission européenne pour faire du commerce un levier du développement des pays les plus pauvres sont une nouvelle étape dans la tentative de « renforcer la synergie entre les instruments du commerce et ceux du développement pour une véritable réduction de la pauvreté dans le monde », souligne la Commission. Adoptée par procédure écrite, sa communication intitulée 'Renforcer les capacités des pays en développement en intégrant le commerce dans leur stratégie de croissance', traduit la volonté d'opérer une différenciation entre les pays en développement et de mettre en place des politiques qui aillent au-delà de la réduction des droits de douane pour s'attaquer à l'amélioration de l'environnement commercial. Cette communication est le strict pendant de 'l'agenda pour le changement' récemment proposé par la Commission pour qu'après 2013, la politique de développement de l'UE concentre son aide sur les pays qui en ont le plus besoin (exit donc les pays émergents auxquels un nouveau type de partenariat serait offert), sur les secteurs essentiels à une croissance inclusive et durable, et sur les droits de l'homme (EUROPE n° 10511 et n° 10473). « L'essor des économies émergentes comme l'Inde, la Chine et le Brésil montre que le développement tiré par le commerce est possible et que l'ouverture des marchés peut jouer un rôle crucial dans la croissance. Les pays qui sont encore à la traîne ont néanmoins besoin d'aide. Les droits de douane, au niveau mondial n'ont jamais été aussi bas et l'UE offre déjà des conditions d'accès au marché très favorables pour les pays pauvres. Ce qui va faire la différence, ce sont les questions non tarifaires, telles que les normes, les services, les droits de propriété intellectuelle, les marchés publics, les infrastructures et les installations de conditionnement. Or aucun de ces axes stratégiques ne peut fonctionner sans gouvernance politique », résume Karel De Gucht, le commissaire au Commerce.

La Commission suggère donc: - la réforme des régimes commerciaux préférentiels pour se concentrer sur les pays les plus pauvres ; - l'intensification des négociations relatives au accords de libre-échange avec les pays en développement ; - la conclusion rapide des APE avec les pays africains ; - l'utilisation accrue des instruments de l'UE pour promouvoir les investissements directs étrangers, y compris des dispositions spécifiques dans les accords de libre- échange pour renforcer la sécurité juridique et coupler les subventions de l'UE à des prêts ou du capital risque ; - l'aide aux exportateurs des pays en développement pour accéder aux marchés de l'UE ; - l'aide à l'amélioration de l'environnement commercial national, au respect des normes internationales en matière de travail, d'environnement et de qualité ; - le recours accru aux mesures commerciales pour contribuer à atténuer les effet des catastrophes naturelles et prévenir les catalyseurs de conflit, notamment dans l'exploitation minière. La Commission invite aussi les économies émergentes à ouvrir leurs marchés aux pays les moins avancées via des régimes préférentiels, mais aussi sur une base non discriminatoire à l'égard des autres membres de l'OMC dont 80% sont des pays en développement. (AN)

 

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