login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10518
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) pÊche

Mauritanie et UE échouent à conclure un nouvel accord de pêche

Bruxelles, 16/12/2011 (Agence Europe) - La Mauritanie et l'Union européenne (UE) ont échoué jeudi 15 décembre à se mettre d'accord sur les termes d'un nouvel accord de pêche, à l'issue des dernières négociations avant l'expiration de l'actuel accord conclu en 2008 pour quatre ans, ont indiqué les deux parties à Nouakchott. Cet accord de pêche autorise les navires communautaires venant de 12 États membres à pêcher dans les eaux mauritaniennes. C'est l'accord le plus important que la Communauté ait conclu avec un pays tiers, tant du point de vue économique que financier.

Ce cinquième round des négociations devait être le dernier mais il n'a pas permis de conclure un nouvel accord, a expliqué le négociateur mauritanien Cheikh Ould Ahmed.

Sur la partie financière, « nous ne sommes pas tombés d'accord, l'UE ayant trouvé la contrepartie exigée par la Mauritanie excessive et sa contre-proposition est en-deçà du minimum négociable », a-t-il expliqué.

« Notre désaccord se base sur l'évaluation que chaque partie fait de l'effort de pêche, mais nous avons l'opportunité d'y réfléchir davantage en vue de prochaines négociations », a déclaré à l'AFP Stefaan Depypere, un responsable à la Direction générale des Affaires maritimes et de la pêche à la Commission européenne.

L'actuel accord, qui expire le 31 juillet 2012, autorise des navires des pays européens à pêcher dans les eaux mauritaniennes en contrepartie du versement d'une aide de 305 millions d'euros sur quatre ans au secteur de la pêche en Mauritanie.

Mauritaniens et Européens ont refusé de révéler leurs propositions financières, mais ont dit s'être entendus sur d'autres points, devant constituer l'ossature de prochaines discussions. Selon eux, ces points de convergence concernent notamment le transbordement des prises au port de Nouadhibou (nord-ouest), le débarquement au même port des produits de la pêche de fond. Ils stipulent aussi que les marins travaillant sur les bateaux européens autorisés dans les eaux mauritaniennes devraient comprendre 60% de Mauritaniens, et que 2% de leurs prises pélagiques (de haute mer) devraient être destinées aux poissonneries nationales. Les deux parties ont également convenu de reculer à 20 milles au lieu de 13 actuellement (32 km au lieu de 21) la zone de pêche et de créer des zones tampon pour protéger la ressource, a indiqué Cheikh Ould Ahmed. Ce blocage intervient au lendemain de la rupture du protocole de pêche entre l'UE et le Maroc, qui a contraint les navires européens à immédiatement quitter les eaux du royaume, au grand dam des Espagnols. (LC)

Sommaire

CRISE DE LA DETTE
INSTITUTIONNEL - BUDGET
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
COUR DE JUSTICE
CALENDRIER