Bruxelles, 16/12/2011 (Agence Europe) - Le Parlement européen a fermement condamné, jeudi 15 décembre, le meurtre de l'écrivain et journaliste azerbaïdjanais Rafig Tagi, tué fin novembre à Bakou d'un coup de couteau. Il demande à ce que l'enquête soit « approfondie et efficace » et les coupables traduits en justice. Dans la même résolution commune, les députés expriment leurs inquiétudes quant à la sécurité du rédacteur en chef du journal Sanat, Samir Sadagatoglu, et exhortent les autorités du pays à faire de leur mieux pour le protéger.
Les députés insistent aussi sur le fait que les menaces et les incitations à la violence contre des personnes qui expriment des opinions jugées « offensantes » par certains adeptes de religions et de confessions sont « totalement inacceptables » et que les responsables doivent être poursuivis. Le Grand ayatollah Fazel Lankarani a lancé une fatwa contre Rafig Tagi après qu'il eut publié un article critique envers l'Islam et Mahomet et s'est félicité de sa mort.
Tunisie
Le Parlement a aussi demandé, dans une autre résolution commune, aux autorités tunisiennes, de garantir à Zacharia Bouguira le droit à une procédure judicaire conforme aux normes internationales afin de faire toute la lumière sur les graves violations des droits de l'homme dont il a été victime et de poursuivre les responsables de ces actes. M. Bouguira a été arrêté et frappé alors qu'il filmait des forces de l'ordre rouant de coups treize jeunes Marocains, qui ont ensuite été maintenus en détention provisoire. M. Bouguira a été maintenu en détention arbitraire et fut victime « d'actes de violence et d'intimidation répétés qualifiables de traitement inhumain et dégradant ». Le Parlement demande aussi une enquête sur les violences commises sur les jeunes Marocains.
Afghanistan et Pakistan
Dans une dernière résolution, les députés européens se disent « vivement préoccupés » par la situation des femmes et des jeunes filles en Afghanistan et au Pakistan, et par les informations récurrentes faisant état de violations brutales des droits de la femme. Ils soulignent que la communauté internationale doit « d'urgence » surveiller de plus près à leur situation. Le Parlement insiste pour qu'il soit interdit d'invoquer quelque coutume, tradition ou considération religieuse que ce soit, pour éviter de s'acquitter du devoir de supprimer ces violences. (CG)