Bruxelles, 16/12/2011 (Agence Europe) - Le secrétaire d'État aux Affaires européennes polonais, Mikolaj Dowgielewicz, a estimé vendredi, lors d'une conférence sur le bilan de la présidence, que l'échec concernant l'élargissement de l'espace Schengen à la Bulgarie et à la Roumanie constituait « la plus grande déception » de Varsovie. « On sait que les deux pays remplissent tous les critères (techniques) », a-t-il dit, mettant en cause « l'esprit de coopération loyale entre les États membres qui est pourtant prévu par les traités » et pointant implicitement du doigt le gouvernement de La Haye, seul pays de Schengen à maintenir son veto.
« On connaît tous les raisons de cette décision », a poursuivi le secrétaire d'État, et « on a essayé de débloquer la position néerlandaise mais pour des raisons politiques, ils y restent opposés ».
Depuis septembre, la présidence tente en effet d'obtenir un consensus sur une entrée des deux candidats dans l'espace Schengen en deux phases, la première en mars 2012 et la seconde en juillet 2012. La Finlande avait par ailleurs assoupli sa position ces dernières semaines, se disant prête à rallier ce compromis mais les Pays-Bas ont réitéré leur refus lors du Sommet européen du 9 décembre puis à nouveau lors de la réunion des ministres de l'Intérieur du 13 décembre. La Haye ne souhaite aucune décision sur ce dossier, qui exige l'unanimité, avant juillet 2012, et cela même si les dirigeants européens se sont engagés le 9 décembre à donner une réponse à Sofia et Bucarest au plus tard avant la fin mars 2012. (SP)