Varsovie, 12/12/2011 (Agence Europe) - La politique européenne de cohésion régionale contribue à l'aide publique dans les différentes régions de l'Union européenne. Mais encore faut-il être persuadé de son efficience. Pour s'en assurer, la Commission européenne organise régulièrement des conférences internationales pour juger de l'efficacité des méthodes d'évaluation de la politique de cohésion. Les 11 et 12 décembre, c'est à Varsovie que se tenait la dernière réunion rassemblant des responsables de la mise en service et de la gestion de cette évaluation, sous le patronage de la présidence polonaise du Conseil de l'Union européenne.
L'objectif de ces rapports d'évaluation est de faciliter l'échange d'expériences des acteurs européens, de façon à améliorer l'impact potentiel de la politique de cohésion. « L'estimation précise des impacts doit être essentielle à la politique de cohésion. Elle aide à répondre aux questions cruciales: 'Faisons-nous une différence ?' et 'Que pouvons-nous faire pour améliorer nos programmes ?' », souligne la Commission européenne.
Une gamme d'outils scientifiques et statistiques sont utilisés pour évaluer l'impact de la cohésion régionale. Les analystes utilisent des méthodes contrefactuelles, des contrôles et des groupes de comparaison pour y parvenir. Les secteurs à l'étude sont divers: soutien aux entreprises, innovation, entrepreneuriat et formation. « Les questions cruciales sont 'Que voulez-vous changer?' et 'Comment voulez-vous savoir si vous avez changé ?'. Ces questions d'évaluation ne sont pas que des exigences bureaucratiques, mais l'essence même de la bonne programmation », est-il précisé dans le projet d'évaluation.
Deux grands domaines de recherche définissent l'évaluation de l'impact de la politique de cohésion régionale. Les experts utilisent une première théorie basée sur l'évaluation d'impact. Elle suit chaque étape de la logique d'intervention en utilisant des techniques d'observation, y compris les études de cas rigoureuses et enquêtes auprès des bénéficiaires. « Cette méthode est particulièrement appropriée pour identifier les mécanismes du changement, en répondant aux questions 'pourquoi?' et 'comment?' une intervention est efficace », estiment les analystes. Quant à la seconde méthode, l'évaluation s'attarde sur l'impact contrefactuel de la politique mise en place, c'est-à-dire l'utilisation par les groupes témoins ou encore la comparaison entre différents États membres. (VW)