Bruxelles, 12/12/2011 (Agence Europe) - L'accord conclu au Conseil européen, vendredi 9 décembre, est qualifié par la Confédération européenne des syndicats (CES) comme une véritable menace pour l'intégrité de l'UE et la stabilité du marché de travail. Double désillusion pour les syndicats européens, l'accord est intergouvernemental et il se fonde sur l'exigence d'une discipline budgétaire. Il porte en soi le risque d'une fracture de l'UE dont le Royaume-Uni doit assumer la « lourde responsabilité » ; par ailleurs, il n'est que la promesse de sanctions automatiques et d'une surveillance qui ne fera qu'irriter « encore plus les citoyens et les travailleurs européens » en n'apportant aucune réponse au chômage, selon la CES. Au lieu de favoriser les investissements, c'est l'austérité qui est privilégiée. Pour justifier ce constat, les syndicats se réfèrent à un exemple: le Conseil a soutenu, à travers cet accord, le « principe d'exclusion des petites entreprises de la future législation », ce qui induira « une pression à la baisse sur les droits des travailleurs ». Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES, réitère ainsi son appel à un rôle accru pour la BCE afin de « sécuriser l'euro » et promet d'exiger « qu'un protocole de progrès social soit inclus dans toute révision du Traité ou dans un éventuel nouveau Traité ». (JK)