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Bulletin Quotidien Europe N° 10512
CRISE DE LA DETTE / (ae) euro

Sarkozy veut un accord vendredi et met en garde contre l'explosion de l'Europe

Bruxelles, 08/12/2011 (Agence Europe) - Le président Nicolas Sarkozy a exhorté jeudi 8 décembre les Européens à trouver un accord « dès vendredi » sur la réforme de la gouvernance économique, estimant que l'Union européenne (UE) n'aurait pas de « seconde chance » pour enrayer la crise de la zone euro. M. Sarkozy a profité du congrès des partis de droite européens (PPE) à Marseille pour mettre la pression sur ses partenaires, agitant le spectre d'une « explosion » de l'Europe. La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite « convaincue » que les Européens allaient trouver de « bonnes solutions » au Conseil européen de jeudi et vendredi.

La France et l'Allemagne ont soumis jeudi soir aux 27 lors d'un dîner un projet de révision des traités qui renforce la discipline budgétaire imposée aux États et prévoit des mécanismes de « solidarité » pour aider les pays en difficulté. M. Sarkozy a battu froid les présidents de la Commission et du Conseil européen José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy qui, attachés à un changement de traité à 27, ont suggéré une solution de révision douce sans ratification par les parlements nationaux. « S'il faut changer, il faut changer les traités, parce qu'il faut du changement structurel », a jugé M. Sarkozy.

Les débats s'annoncent difficiles, plusieurs pays, comme le Royaume-Uni et la Suède, ayant déjà manifesté leurs réticences face au projet de Paris et Berlin. En outre, le Premier ministre polonais Donald Tusk s'est dit opposé à une « Europe à plusieurs vitesses », affirmant que « l'Europe, c'est 27 États membres, pas 17 ou 17 plus », comme l'envisagent la France et l'Allemagne. « La crise scelle notre cercueil si nous choisissons d'aliéner l'Europe à 27 », a déclaré M. Tusk.

Nicolas Sarkozy a rappelé qu'il était favorable, avec Angela Merkel, à un accord à 27 mais qu'il était prêt, en cas de difficulté, à signer, un accord qu'avec les 17 membres de la zone euro. « Sans un accord entre la France et l'Allemagne, l'accord serait impossible dans toute l'Europe », a lancé M. Sarkozy. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a posé ses conditions jeudi à une révision du traité de l'UE. « Nous devons être ouverts à une révision du traité si nos États membres peuvent garantir qu'ils sont en mesure d'approuver et de faire ratifier les modifications dans le traité », a déclaré M. Barroso. (LC)

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