Bruxelles, 03/11/2011 (Agence Europe) - Depuis mardi 1er novembre, le Zimbabwe est autorisé à vendre des diamants extraits de la mine de Marange et qui auront été dûment contrôlés - une avancée à porter au bilan de la dernière réunion du Processus de Kimberley (Kinshasa, RDC, 1er - 4 novembre) et dont l'UE se réjouit. Tout progrès dans la mise en œuvre de ce système international de certification permettant à ses membres de vendre des diamants bruts sur le marché à condition que ce commerce ne serve pas à financer des conflits armés était jusqu'ici entravé par le Zimbabwe frappé depuis novembre 2008 par la suspension de la certification de ses diamants pour non-respect des normes minimales du PK pour ses opérations minières à Marange. Etaient en cause des violations des droits humains (allégations de travail forcé et de torture). L'accord trouvé, avec « effet immédiat », met fin à l'impasse à laquelle avait abouti les pourparlers en juin 2011 au risque de saper la crédibilité et l'intégrité du processus de Kimberley.
Dans une déclaration publiée le 1er novembre, Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l'UE a aussitôt salué cette avancée qui « préserve l'intégrité du processus de Kimberley, respecte les préoccupations principales du Zimbabwe et de l'UE, tient compte des préoccupations de la société civile et satisfait aux attentes des pays producteurs de diamants comme des pays importateurs ». Après la réunion de juin, l'UE avait lancé une initiative visant à trouver un consensus parmi tous les membres du processus de Kimberley, y compris le Zimbabwe. La Haute représentante rappelle qu'« après des mois d'intenses négociations, l'accord a pu être trouvé sur la base de cette initiative ». L'accord repose sur: - un engagement renouvelé du Zimbabwe à s'attaquer aux derniers problèmes de non-conformité des mines de Marange avec les normes minimales du Processus de Kimberley ; - un mécanisme crédible de contrôle indépendant (une équipe de contrôleurs du Processus de Kimberley) qui permette l'exportation illimitée mais dûment contrôlée des diamants conformes ; un rôle dévolu à la société civile (conforme à la structure tripartite du processus de Kimberley) pour garantir que la transparence sera faite sur la mise en œuvre des exigences du processus de Kimberley dans la mine de Marange. (AN)