Bruxelles, 24/10/2011 (Agence Europe) - Un vent d'optimisme soufflerait sur les régions rurales dans la prochaine programmation de la politique de cohésion 2014-2020, alors que ces zones ont d'énormes besoins demeurent nécessiteuses, mais l'inclusion sociale devrait recevoir 20% des allocations du FEADER. S'adressant au Congrès européen des communes rurales de Varsovie le 20 octobre, la présidente du Comité des régions (CdR) a évalué positivement les propositions de réforme en matière d'agriculture et de politique régionale européenne pour remédier aux écarts de développement dont les régions rurales souffrent. Mercedes Bresso a en effet rappelé que « l'accessibilité physique, l'éloignement des centres de décision et de recherche, ainsi que la fracture technologique, constituent pour de nombreux territoires des handicaps lourds à combler. En matière sociale, les territoires ruraux présentent un taux d'activité plus faible que les zones urbaines et la création d'emploi y est également moindre ». À ses yeux, les 5 milliards d'euro attribués à la politique de développement rural est un pas en avant, ainsi que la possibilité de rapprocher des acteurs publics et privés venant des zones rurales ou des zones urbaines dans la réalisation de projets de développement local intégrés.
Toutefois, la présidente voit d'un mauvais œil la flexibilité offerte aux États membres pour répartir les Fonds européen agricole de développement rural (FEADER): « La flexibilité ne doit pas servir de prétexte pour aboutir à des renationalisations déguisées. En effet, les États membres seront libres de combiner les six priorités définies par la Commission, comme bon leur semble ». Pour remédier à cela, Mme Bresso souhaite s'inspirer des 25% du FEADER qui seront alloués à l'environnement: « Le Comité des régions ne pourrait-il pas demander que 20% de l'enveloppe soient au moins consacrés pour promouvoir l'inclusion sociale, la réduction de la pauvreté et le développement économique des zones rurales? ».
Dans tous les cas de figure, les régions rurales pourront trouver auprès du CdR un allié de taille alors que la présidente assurait que: « Le CdR mettra toute son énergie pour que les politiques européennes continuent d'offrir à tous les territoires ruraux un avenir et les moyens d'exploiter au mieux leurs atouts ». (MD)