Bruxelles, 05/10/2011 (Agence Europe) - Karel De Gucht défend avec force la cause des accords d'association entre l'UE et les pays du Partenariat oriental, en tant que vecteur d'intégration économique entre les deux régions. Le commissaire européen au Commerce veut faire du futur accord bilatéral pour une zone de libre-échange avec l'Ukraine un modèle pour l'ensemble des pays voisins à l'Est de l'Europe.
Pour M. De Gucht, les futurs accords d'association entre l'UE et les pays voisins à l'Est - Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Géorgie, Moldavie et Ukraine - offriront un niveau d'ambition jamais atteint auparavant en matière d'association au plan politique. Ils auront en outre une incidence concrète sur la vie des entreprises et des citoyens de ces pays par leur couverture de la plupart des aspects de la vie économique, de la protection des consommateurs au droit des sociétés, en passant par la protection de l'environnement à l'éducation et à la formation, a expliqué le commissaire, lors d'un séminaire sur le commerce et la société civile, le 4 octobre à Varsovie. À l'image du cas ukrainien, ces accords comprendront un volet commercial important - un accord de libre-échange approfondi et complet, un DCFTA dans le jargon, qui sera un facteur clé pour l'intégration entre l'économie européenne et celles des pays voisins. « L'accord que nous sommes en passe de conclure avec l'Ukraine peut bien devenir un modèle pour l'ensemble des pays du Partenariat oriental », a-t-il insisté.
Et M. De Gucht de souligner que la portée de l'accord visé avec l'Ukraine dépasse celle des accords de libre-échange classiques, qui reposent en grande partie sur l'ouverture réciproque des marchés des biens et services, et l'abolition des droits à l'importation. Elle s'étend en effet aux obstacles derrière les frontières: et dans le cas ukrainien, il s'agit des normes sanitaires pour la viande et les produits laitiers, que l'UE veut rendre compatible avec les siennes. En outre, l'accord avec l'Ukraine couvre des sujets modernes, tels que l'accès aux marchés publics et la concurrence. « Nous voulons créer un environnement moderne, transparent et prévisible pour les consommateurs, les investisseurs et les entrepreneurs des deux régions. Par-delà la zone de libre-échange, ce processus de rapprochement avec l'UE va offrir un modèle pour les réformes que doit conduire l'Ukraine et une intégration économique plus avancée avec notre marché intérieur », a insisté le commissaire, qui exprime l'espoir d'ouvrir prochainement, « dès que les conditions seront remplies », des négociations pour des accords d'association avec l'Arménie, la Géorgie et la Moldavie. (EH)