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Bulletin Quotidien Europe N° 10455
Sommaire Publication complète Par article 35 / 36
INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (ae) distribution et biens de consommation

Les entreprises anticipent une reprise en 2011. - Selon une récente étude du cabinet d'études KPMG, les entreprises de biens de consommation et de distribution sont optimistes pour l'ensemble de 2011, anticipant une croissance de leurs marchés cette année. Sorties de la période de récession, les entreprises font preuve d'une certaine résilience face aux événements récents, 64% d'entre elles indiquant que ces crises ont eu peu ou pas d'impact sur leur activité. KPMG a interrogé près de 300 directeurs financiers des principales entreprises mondiales de biens de consommation et de distribution. Voici les éléments saillants de cette enquête: - Gestion des risques mieux considérée. Lorsqu'on les interroge sur les principales conséquences attendues à court terme, 61% citent l'augmentation du prix de l'énergie et des matières premières. À long terme, c'est la volatilité des prix de l'énergie qui arrive en tête (41%). Ces crises conduisent les entreprises à se pencher sur leur gestion des risques: 36% des entreprises interrogées ont l'intention de faire évoluer leur politique de risk management et 37% de revoir leurs circuits d'approvisionnement et leur réseau de fournisseurs. - Consommation boostée par les pays émergents. Plus de deux tiers des dirigeants interrogés (76%) prévoient une augmentation des dépenses de consommation sur leurs marchés cibles en 2011. Et ce, particulièrement sur les marchés émergents et dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). 67% des entreprises du secteur pensent que l'accroissement de la classe moyenne dans les pays émergents aura un impact positif sur leur activité au cours des cinq prochaines années. La zone Asie-Pacifique est perçue comme une locomotive: 50% des entreprises concernées pensent que la croissance viendra essentiellement des pays asiatiques. 58% des acteurs nord-américains partagent ce point de vue. Pour l'Europe et l'Amérique du Nord, les perspectives sont plus mesurées, principalement en raison de quatre facteurs: 1) les consommateurs économisent davantage ; 2) ils sont très attentifs aux aspects de sécurité, santé et développement durable ; 3) ils consomment moins de produits de luxe ; 4) l'âge de leur population augmente. - Le coût des matières premières érode les marges. 45% des entreprises interrogées indiquent qu'elles auront du mal à maintenir leurs marges en 2011. Les principales menaces citées sont le coût des matières premières et des marchandises (57%), suivi de près par les remises commerciales (51%) et la volatilité des charges (37%). Près de 50% des entreprises interrogées constatent une augmentation de leurs coûts résultant de l'évolution des normes et réglementations en matière de santé, de sécurité alimentaire et de développement durable. Enfin, 60% des entreprises interrogées pensent qu'il leur sera difficile d'augmenter les prix de vente en 2011. L'Asie-Pacifique est la région dans laquelle cette inquiétude est la plus forte. - La croissance organique et les acquisitions, premiers leviers de croissance. Si la récession économique a eu un impact important sur les entreprises de biens de consommation ces trois dernières années, celles qui ont su résister s'en sont sorties renforcées: 50% d'entre elles estiment disposer aujourd'hui d'une meilleure structure de coûts, de meilleures perspectives de croissance et de meilleures relations avec leurs fournisseurs. La croissance organique est la stratégie de croissance la plus souvent citée par les entreprises interrogées: 74% d'entre elles prévoient de pénétrer de nouveaux marchés, principalement par l'implantation de nouveaux points de vente et la mise en place de canaux de distribution additionnels. Enfin, 25% envisagent de réaliser une acquisition ou une fusion pour 2011. - Optimisation de la chaîne d'approvisionnement et investissements dans les systèmes d'information. 50% des entreprises interrogées prévoient d'améliorer leur structure de distribution, d'investir dans la technologie, de diminuer les stocks et de consolider leur réseau de fournisseurs. 70% pensent investir dans des systèmes d'information en matière de gestion de la relation client (customer relationship management), de planning et de veille stratégique (business intelligence). L'un des grands défis pour les entreprises du secteur est de convertir en avantage concurrentiel les immenses quantités de données qu'ils emmagasinent. Informations encore largement sous-exploitées en raison de la disparité des solutions informatiques, de l'hétérogénéité des données et du manque de capacité à produire des analyses transversales qui apportent le sens et la perspective globale, indispensables au développement de l'entreprise, souligne KPMG. (IL)

 

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