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Bulletin Quotidien Europe N° 10455
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/banques

'stress tests', quelles pistes d'amélioration ?

Wroc³aw, 19/09/2011 (Agence Europe) - Les ministres des Finances et les banquiers centraux de l'UE se sont interrogés sur la manière d'améliorer l'exercice annuel des tests européens de résistance bancaire, samedi 17 septembre lors de leur réunion informelle à Wroc³aw (Pologne). Nous avons discuté de la façon dont les 'stress tests' ont été effectués et accueillis et comment ils pourraient être modifiés l'année prochaine, a fait savoir le gouverneur de la Banque centrale polonaise, Marek Belka. Considérés comme plus sévères que ceux réalisés en 2010, les 'stress tests' 2011 n'ont aucunement empêché la récente panique boursière qui a vu de nombreuses valeurs bancaires plonger à des niveaux plancher records en raison des craintes sur la forte exposition des banques concernées aux dettes souveraines des pays de la zone euro les plus en difficulté.

Le commissaire chargé du Marché intérieur Michel Barnier a évoqué deux pistes à l'étude afin d'affiner la pertinence des tests: mieux prendre en compte le risque souverain et accroître le niveau de fonds propres requis. Faut-il retenir les seuils de fonds propres actuellement en vigueur (critères de l'accord 'Bâle II') ou intégrer déjà les seuils applicables à venir (critères de l'accord 'Bâle III'), s'interroge-t-on dans son entourage. « La taille de l'échantillon » est un élément faisant l'objet de discussions.

Selon la ministre espagnole des Finances Elena Salgado, les ministres ont reconnu « la nécessité que les tests génèrent plus de confiance ». Ils auraient aussi marqué leur accord sur l'importance pour les banques européennes de renforcer, « étape par étape », leurs fonds propres.

Les ministres ont fait le point sur les mesures prises par les secteurs public et privé depuis la publication en juillet des résultats des 'stress tests', et particulièrement dans les pays où des banques ont échoué aux tests et où elles les ont réussis de justesse (EUROPE n°10420 et n°10421). Les banques concernées ont jusqu'au 15 octobre pour communiquer leur stratégie visant à renforcer leur capital.

Formant la base des discussions, un rapport du Comité économique et financier (CEF) du Conseil constate « une amélioration marquée » de l'exercice 2011 des 'stress tests' par rapport à l'exercice 2010. Sur les « 200 milliards d'euros » que les banques européennes ont levés ces dernières années, « 50 milliards » l'ont été au premier semestre 2011 dans le cadre d'un mouvement d'anticipation des tests, constate-t-il. D'après les experts financiers des États membres, les résultats de l'exercice 2011 ne révèlent pas non plus « des montants insoutenables d'obligations émises par des pays vulnérables dans les états financiers des banques ». Tandis que la crédibilité des mesures publiques et privées de consolidation mises en place n'a pas été mise en doute. « Néanmoins, les tests n'ont pas réussi à restaurer la confiance des marchés », poursuit le rapport.

Le CEF évoque plusieurs pistes d'amélioration des futurs 'stress tests': - réduire la durée de l'exercice afin d'éviter que les scénarios retenus ne deviennent rapidement obsolètes en raison des circonstances ; - favoriser plus de cohérence dans la couverture des actifs bancaires au niveau national ; - minimiser le risque qu'une banque conteste les scénarios et se retire de l'exercice ; - améliorer la coordination entre superviseurs nationaux et européens. (MB)

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