Bruxelles, 19/09/2011 (Agence Europe) - La porte-parole de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Maja Kocijancic, a appelé lundi 19 septembre la Turquie « à s'abstenir de toute sorte de menace, ou sources de frictions, ou d'actions qui pourraient affecter de manière négative » ses relations avec Chypre et raviver les litiges frontaliers.
Le vice-Premier ministre turc Besir Atalay, a brandi la menace samedi 17 septembre de « geler » les relations entre son pays et l'UE si une solution n'est pas trouvée à la division de l'île chypriote et si Chypre prend la présidence tournante de l'UE au 1er janvier 2012. « Si les négociations n'ont pas une issue positive et si l'UE donne la présidence à Chypre, la crise sera principalement entre l'UE et la Turquie. Parce que nous gèlerons nos relations avec l'UE. (…) Cela provoquera une rupture majeure dans nos relations », a-t-il annoncé à la télévision chypriote turque. Le ministre turc de l'Énergie Taner Yildiz a souligné que son pays riposterait immédiatement au lancement par Chypre d'explorations de gaz ou de pétrole au large de l'île en faisant accompagner les bateaux d'exploitations turcs par des navires militaires. Face à ces différentes menaces, la porte-parole a rappelé la position de l'UE: « Nous souhaitons un règlement global. Dans ce contexte, nous essayons de faire en sorte que toutes les parties se modèrent pour pouvoir ainsi faire le maximum et bien terminer le processus ». (CG)