Bruxelles, 08/09/2011 (Agence Europe) - Karel De Gucht a enfoncé le clou au lendemain de l'appel de 50 économistes lancé au président américain Barack Obama pour sortir de l'impasse les négociations multilatérales du round de Doha, en reprochant à son administration de traîner la patte en matière de libre-échange, sur la base de craintes intérieures mal fondées selon le commissaire au Commerce. L'aversion de l'administration Obama pour toute discussion sur la libéralisation du commerce pèse de tout son poids sur un climat du commerce international qui souffre déjà de grandes difficultés économiques, a déploré M. De Gucht, devant la commission des affaires économiques de la Chambre des Lords au Royaume-Uni, le 6 septembre. « Rien qu'à l'idée de parler de commerce, ils en tremblent (…) Le slogan est désormais: l'emploi aux États-Unis. Ils ne réalisent pas que pour gagner des emplois, on doit également faire du commerce (...) Pour l'heure, le libre-échange ne les préoccupe pas du tout », a insisté le commissaire, dont l'espoir de boucler le round de Doha comme de définir des règles pour la propriété intellectuelle et les marchés publics reste mince. « Nous sommes ouverts à toutes ces discussions, mais c'est comme si les Américains voulaient faire la pause », a-t-il conclu. Le président Obama présentait jeudi au Congrès américain son plan de relance économique. (E.H.)