Bruxelles, 08/09/2011 (Agence Europe) - À l'approche du quatrième Forum de haut niveau de l'ONU sur l'efficacité de l'aide (Busan, 29 novembre-1er décembre), la Commission européenne soumet aux États membres et au Parlement ses idées pour la position que défendra l'UE. La communication à ce sujet adoptée le 7 septembre, par procédure écrite, rappelle que l'objectif de cette conférence est d'évaluer les progrès accomplis par rapport aux engagements pris par la communauté internationale, de réexaminer l'agenda de l'efficacité de l'aide et de le relier à l'agenda plus large, du financement du développement. Le tout, avec une exigence de résultats accrue au vu des nouveaux défis du développement et des nouveaux partenariats à l'échelle mondiale, en tenant compte de l'engagement des nouvelles économies émergentes.
Sur cette toile de fond, la Commission considère que la contribution de l'UE à la réussite du Forum de Busan et la poursuite de son rôle de premier plan est subordonnée à la poursuite de cinq objectifs garants d'une efficacité accrue de l'aide.
Ainsi, Busan doit déboucher sur un document exhaustif qui réaffirme les principes et le plan d'action des Forums précédents (Rome en 2003, déclaration de Paris en 2005 et programme d'action d'Accra en 2008) en mettant l'accent sur l'approfondissement des engagements clés pour poursuivre leur mise en œuvre.
Les thèmes qui seront repris dans ce document devraient être l'appropriation démocratique, la transparence et la prédictibilité de l'aide, la réduction de la fragmentation et de la prolifération des interventions d'aide, la responsabilité quant aux résultats.
La mise en œuvre de l'efficacité de l'aide devrait être ancrée au niveau national et s'appuyer sur des mécanismes locaux existants, et il conviendrait de rationnaliser tant les structures de gouvernance que le contrôle de l'efficacité de l'aide au niveau global.
Les économies émergentes, les autorités locales, le secteur privé et associatif devraient être invités à faire part de l'expérience qu'ils ont acquise de l'obtention de résultats et partager leur interprétation des principes d'efficacité.
Les engagements concernant l'efficacité de l'aide devraient être renforcés et couvrir d'autre sources de financement du développement, et notamment le financement de la lutte contre le changement climatique. (A.N.)