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Bulletin Quotidien Europe N° 10430
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/sud-soudan

Visite d'une délégation du Parlement européen

Bruxelles, 29/07/2011 (Agence Europe) - Même si la nouvelle République du Soudan du Sud, avec l'aide de la communauté internationale, met progressivement en place des moyens afin de « bâtir une société inclusive et démocratique », les défis auxquels doit faire face ce jeune État sont colossaux, ont constaté les eurodéputés Niccolò Rinaldi (ADLE, italien) et Patrice Tirolien (S&D, français), qui se sont rendus sur place du mardi 19 juillet au jeudi 21 juillet. Le député Rinaldi nous a confié que la première impression qui se dégage c'est que « le pays a besoin de tout ». Mais le premier défi concernerait particulièrement la gestion des ressources pétrolières « qui n'est pas encore soumise à une réglementation », a-t-il souligné. Selon le député, le Soudan du Sud devrait s'inspirer du cas du Timor oriental et mettre en place « un fonds souverain pour le pétrole afin d'éviter, d'une part, l'apparition des activités de corruption et, d'autre part, d'une oligarchie économique et politique ». Après avoir rencontré le président du parlement du Soudan du Sud, la délégation du Parlement européen s'est rendue à Rumbek, dans l'État des Lacs, afin de visiter des projets soutenus par la communauté internationale et qui sont déjà progressivement mis en œuvre, comme le projet d'approvisionnement en eau construit avec le soutien du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), ainsi qu'un projet pour la sécurité alimentaire des femmes. Par ailleurs, les députés se sont réjouis de ce que le nouveau gouvernement prévoie de consacrer près de 200 millions d'euros, à travers le Programme de développement 2011-2013, pour « l'éducation, la santé, l'agriculture, la sécurité alimentaire et la gouvernance démocratique », indique un communiqué du Parlement. La conférence internationale des donateurs pour le Sud-Soudan, qui aura lieu en octobre, sera l'occasion de programmer et de coordonner l'aide. Le député Rinaldi prévient cependant qu'un risque existe « comme c'est déjà arrivé dans le cas du Kosovo, de Bosnie et Herzégovine et de Haïti, que l'action internationale, si elle n'est pas portée par une coordination efficace, pourrait entraîner un gaspillage colossal d'argent et faire perdre une réelle opportunité de croissance pour le pays ». Et c'est à l'UE de garantir une telle coordination « pour s'assurer du degré maximum d'initiatives qui seront mises en place au Sud-Soudan », a-t-il conclu. (J.K./G.Ba)

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