Bruxelles, 19/07/2011 (Agence Europe) - L'Union européenne est prête à appuyer les institutions en Afghanistan mais a averti Kaboul que cela ne se fera qu'après 2014 à condition que le personnel de l'UE ne soit pas en danger et que la gouvernance soit améliorée. Les forces internationales devraient transférer la responsabilité du maintien de la sécurité aux Afghans à travers le pays, frappé par l'insurrection, en 2014. Cette transition a débuté ce mois-ci parallèlement à des négociations politiques visant à inclure des miliciens talibans ayant renoncé à la violence, rompu les liens avec Al-Qaïda et qui respectent la constitution afghane. « Afin que l'engagement à long terme de l'UE porte ses fruits, les conditions sur place, en particulier dans le domaine de la sécurité, doivent permettre à l'apport du soutien au développement en Afghanistan de se faire en toute sécurité à travers le pays », ont déclaré les ministres européens des Affaires étrangères suite à une rencontre à Bruxelles, lundi 18 juillet. « De plus, l'Afghanistan devrait adopter les mesures nécessaires au renforcement des institutions démocratiques chargées de la gouvernance », ont-ils affirmé, exprimant leur préoccupation quant au manque d'évolutions en termes d'amélioration de la gouvernance, renforcement de l'État de droit, et lutte contre la corruption. Le départ des forces internationales en 2014 pourrait laisser place à un vide sécuritaire en Afghanistan, et les bailleurs de fonds ont refusé, suite à des inquiétudes concernant la sécurité de leurs investissements, de s'engager pour la période suivant cette date.
Les ministres se sont également entretenus sur le développement sécuritaire au Pakistan, qui a une frontière commune, montagneuse et dangereuse, avec l'Afghanistan, que des talibans, Al-Qaïda et d'autres combattants traversent pour lancer leurs attaques. Ils ont salué les discussions entre les deux gouvernements et ont exhorté le Pakistan à fournir plus d'efforts pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme. L'UE souhaite encourager les relations avec le Pakistan, et les ministres ont affirmé que ce partenariat devrait inclure une coopération économique et commerciale, une aide humanitaire et au développement, un soutien au renforcement de l'État de droit et au respect des droits de l'Homme, ainsi qu'à la protection des minorités, du choix religieux et de la libre expression. (LoC)