Bruxelles, 28/06/2011 (Agence Europe) - Le Parlement européen et les États membres campent sur leurs positions dans le cadre des négociations sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance, même si l'objectif demeure d'aboutir à un accord politique d'ici la plénière, la semaine prochaine (EUROPE n°10406). Le président du groupe ADLE, le Belge Guy Verhofstadt, a défendu fermement la position du PE favorable au renforcement du caractère automatique de la prise de décision à une étape du volet préventif du Pacte. « Les États membres ne se punissent pas eux-mêmes. Ce n'est jamais arrivé dans le passé, cela n'arrivera pas à l'avenir », a-t-il considéré, mardi 28 juin lors d'un débat au PE sur les résultats du Sommet européen (EUROPE n°10405). Selon lui, pour débloquer la situation, c'est « facile »: le Conseil n'a qu'à dire « oui » à la requête du PE. Comment le Conseil peut-il dire que, en matière d'analyse des déséquilibres macro-économiques au sein de l'Eurozone, il n'y a aucun lien entre déficit et surplus, a aussi critiqué Elisa Ferreira (S&D, portugaise). Alors qu'il avait, à l'issue du Conseil européen, appelé les eurodéputés à se montrer raisonnables, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a cette fois prévenu les deux institutions co-législatrices: « Le mieux est l'ennemi du bien ». (M.B.)