login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10400
Sommaire Publication complète Par article 11 / 40
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/grÈce

Sarkozy et Merkel, rassurer les marchés

Bruxelles, 17/06/2011 (Agence Europe) - Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont tenté, vendredi 17 juin, de rassurer les marchés financiers inquiets des difficultés des Européens à arrêter les modalités de la contribution du secteur privé à un 2ème plan d'aide à la Grèce. À l'issue d'une réunion conjointe préparatoire au Conseil européen des jeudi 23 et vendredi 24 juin, les dirigeants des deux économies principales de l'Eurozone ont assuré qu'ils feraient tout pour préserver la stabilité de la monnaie unique. Favorables à un sauvetage financier qui implique les créanciers privés, ils ont défini quatre principes fondamentaux: - cette participation sera volontaire ; - elle ne provoquera pas de 'credit évent' susceptible de provoquer une réaction en chaîne sur les marchés ; - la formule retenue recueillera l'assentiment de la BCE ; - une décision sera prise dès que possible, en juillet.

« Nous avons besoin d'un nouveau programme pour la Grèce », en contrepartie, le parlement grec doit « impérativement » approuver un nouveau plan d'austérité, a déclaré Mme Merkel. La participation volontaire du secteur privé sera négociée « ensemble » avec la BCE, a-t-elle ajouté. « Il n'y a pas de temps à perdre », a souligné M. Sarkozy: les principes ont été fixés, les modalités doivent être mises en œuvre « extrêmement rapidement ». Certains observateurs y voient un assouplissement de la position allemande qui a plaidé pour une extension de sept ans de la maturité des prêts octroyés à Athènes. Soutenue par la France, la BCE est favorable à un maintien de l'exposition des créanciers privés à travers un rachat des titres de dette aux mêmes conditions et au moment où ceux-ci arrivent à échéance.

Face à l'hostilité des Grecs envers les mesures additionnelles d'austérité, le Premier ministre Georges Papandreou a remanié son gouvernement en nommant aux Finances l'ancien ministre de la Défense Evangelos Venizelos. Espérant que l'Eurogroupe sera en mesure de résoudre « les divergences », le président de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso s'est dit confiant que si la Grèce remplit son rôle - en envoyant un clair signal qu'elle accepte l'aide européenne en échange d'une austérité budgétaire accrue - les Européens joueront aussi leur rôle. Depuis Dublin, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a appelé, de son côté, la classe politique grecque à prendre ses responsabilités en acceptant les mesures d'austérité prévues, condition indispensable à l'octroi de nouvelles aides financières.

L'Eurogroupe du dimanche 19 juin est appelé à donner son feu vert au versement de la 5ème tranche d'aide de 12 milliards d'euros prévue dans le programme grec actuel. Il poursuivra les discussions sur les modalités d'un deuxième paquet d'aide en vue de décisions à prendre en juillet (voir autre nouvelle). (M.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
CALENDRIER