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Bulletin Quotidien Europe N° 10394
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/palestine

Doutes sur la tenue d'une conférence internationale

Bruxelles, 08/06/2011 (Agence Europe) - La France ne désespère pas de réunir avant cet été une conférence sur la Palestine en dépit du scepticisme ambiant et de l'hostilité israélienne à ce projet lancé le 2 juin par Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, lequel s'emploie à mobiliser la communauté internationale à ce sujet, sachant que l'Autorité palestinienne pourrait, en septembre, demander à l'ONU la reconnaissance internationale d'un futur État. Une telle issue paraît déjà mettre dans l'embarras les partenaires internationaux. Lors d'une visite à Ramallah (Cisjordanie), le chef de la diplomatie française, M. Juppé, avait annoncé que la France était prête à organiser à Paris, avant la fin juillet, une conférence pour relancer le processus de paix au Proche-Orient.

« Nous constatons que les Palestiniens ont donné leur accord, que les Israéliens examinent notre proposition et hier (mardi), à Washington, le ministre d'État (M. Juppé) a obtenu un nihil obstat américain », a indiqué mercredi un porte-parole de la diplomatie française.

Le porte-parole a évoqué l'implication de la diplomatie commune européenne et des autres partenaires internationaux. « Washington a demandé que nos équipes travaillent en étroite coopération et nous y sommes favorables. Nous nous concertons également avec les autres membres du Quartette ainsi que son représentant M. Blair qui s'est exprimé ce matin concernant ce projet », a-t-il indiqué. Dans des propos rapportés par les médias depuis Oslo où il était en visite, le représentant spécial du Quartette a déclaré: « Ce que le ministre français des Affaires étrangères dit est absolument correct au sens où l'on a besoin de non seulement rassembler un soutien à la construction d'un État palestinien et d'institutions palestiniennes mais aussi d'injecter une impulsion politique ».

En outre, selon le porte-parole français, « nous nous concertons avec nos partenaires de l'UE et de la Ligue arabe ». Il a affirmé: « Notre sentiment aujourd'hui, et cela a été dit par Alain Juppé à Washington, est que notre initiative suscite un réel espoir, nous allons donc poursuivre nos efforts car nous pensons que le statu quo n'est pas tenable et qu'il est dangereux pour tous. De deux choses l'une, ou bien l'on se résigne à la fatalité de l'échec, de l'inaction, ou bien l'on se mobilise sur cette action justement. Et vous ne serez pas étonnés que la France ait choisi cette seconde option ». « Il n'est jamais trop tard pour donner une chance à la paix, il n'est jamais trop tard pour donner une occasion à la négociation de reprendre », a-t-il dit.

Selon le quotidien israélien Harretz, « des représentants israéliens et palestiniens se sont entretenus hier (mardi), séparément et discrètement, avec des hauts responsables de la Maison Blanche et du Département d'État dans le cadre des efforts américains destinés à freiner la démarche palestinienne à l'ONU en septembre et à relancer les pourparlers » et il précise: « À Washington, on estime cependant qu'à ce stade, il est très peu probable que les pourparlers reprennent ». (F.B.).

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