Strasbourg, 08/06/2011 (Agence Europe) - Les eurodéputés ont majoritairement soutenu la candidature de Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international, lundi 6 juin lors d'un débat en session plénière sur le processus de sélection du futur directeur exécutif du FMI. « Il est important que l'Union européenne exprime une position unanime et forte » en faveur de l'actuelle ministre française des Finances, a déclaré Jean-Paul Gauzès (PPE, français). Une position que les socialistes, les libéraux et la Commission européenne n'ont pas ouvertement contredite. Au nom du groupe des Verts/ALE, le Belge Philippe Lamberts a quand même relevé « une occasion manquée » de rendre le processus de sélection véritablement transparent. Jürgen Klute (GUE/NGL, allemand) a même qualifié de « féodalisme » la situation où les Européens et les Américains se partagent les présidences de la Banque mondiale et du FMI. Quant à la représentation extérieure de la zone euro dans les institutions financières internationales, la socialiste française Pervenche Berès a jugé, contrairement au commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn, que les Européens devaient prendre, dès à présent, ce problème à bras le corps. « La guerre des monnaies peut aujourd'hui, d'un revers de main, balayer tous les efforts qui sont demandés aux peuples dans la zone euro au titre de l'austérité et du rétablissement des situations des dettes souveraines », a-t-elle souligné. (M.B.)