Bruxelles, 07/06/2011 (Agence Europe) - Après l'arrestation et l'extradition de Ratko Mladic, qui ont « levé un obstacle majeur » de la route vers l'intégration européenne de la Serbie, Belgrade doit maintenant se concentrer sur les autres réformes indispensables pour faire avancer sa candidature d'adhésion à l'UE, a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, après une entrevue avec le président serbe, Boris Tadic, le 6 juin à Bruxelles. « Il est essentiel (pour la Serbie) d'avancer le plus possible sur cette voie (de l'intégration européenne). J'ai encouragé le président Tadic à intensifier le travail sur son agenda de réformes. Renforcer les institutions démocratiques nationales et l'État de droit et promouvoir la réforme de la justice sont des éléments centraux », a dit M. Van Rompuy. La demande d'adhésion serbe, présentée en décembre 2009, est actuellement à l'étude dans les services de la Commission qui rendra son « avis » en octobre prochain. En cas de recommandation positive, le Conseil européen de décembre pourrait décider d'accorder le statut de pays candidat à la Serbie et lui proposer une date pour l'ouverture des négociations d'adhésion. « Nous avons six mois devant nous avant que le Conseil européen rediscute de l'élargissement et prenne des décisions. Il faut faire un bon usage de ce temps restant », estime le président du Conseil européen. (H.B.)