login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10393
Sommaire Publication complète Par article 13 / 36
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/finances

Normes comptables, la patience des Européens a des limites

Strasbourg, 07/06/2011 (Agence Europe) - Le commissaire chargé du Marché intérieur Michel Barnier a pressé les États-Unis d'enregistrer des progrès dans la convergence de leurs normes comptables avec les normes internationales d'information financière (IFRS) applicables dans de nombreuses juridictions, dont l'Union européenne. Il s'est dit « confiant que les États-Unis respecteront leur promesse de progresser sur la voie de la convergence dans le domaine du reporting financier », la semaine dernière à Washington lors d'une intervention au Brookings Institute. Rappelant que le sujet était sur la table depuis « longtemps », il a estimé que « la patience de l'Europe (avait) ses limites ». Les États-Unis doivent décider, d'ici la fin de l'année, s'ils vont incorporer les normes IFRS dans leur système comptable.

Le commissaire a réitéré ses critiques envers la législation américaine qui ne prévoit aucune règle contraignante en matière de rémunération dans le secteur bancaire. « Nous sommes les seuls en Europe à avoir mis en place des règles contraignantes sur les bonus. J'espère que cette situation va changer. Que la structure de la rémunération n'encouragera plus la prise de risque excessive », a-t-il indiqué. Sur la gestion d'une crise née de la défaillance d'un acteur bancaire transfrontalier, M. Barnier est d'avis que les banques doivent pouvoir faire faillite, quelle que soit leur taille. Une proposition législative spécifique sera présentée « cet automne », a-t-il fait savoir. Le commissaire a également plaidé pour la mise en place de règles du jeu équitables, de part et d'autre de l'Atlantique, dans le cadre de la transposition de l'accord du Comité de Bâle dit 'Bâle III' qui prévoit un renforcement de la qualité et de la quantité des fonds propres.

Quant à la possibilité d'un délai supplémentaire avant la présentation des tests de résistance bancaire européen, M. Barnier n'a rien trouvé à y redire, l'objectif étant d'être « absolument sûr d'avoir des chiffres valides, comparables entre banques et États membres », rapporte l'agence Reuters. « D'autant plus que cette fois, l'exercice est qualitatif autant que quantitatif car nous regarderons de près ce qui se passe avec les banques qui sont juste au-dessus de la note minimum », a-t-il ajouté. L'Autorité bancaire européenne a demandé la semaine dernière des informations complémentaires aux banques européennes testées. Les résultats des 'stress tests' sont normalement attendus pour le début de l'été. (M.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES