Bruxelles, 05/05/2011 (Agence Europe) - La fébrilité actuelle de plusieurs chancelleries de l'UE au sujet de l'une ou l'autre règle européenne interpelle forcément tout Européen convaincu et informé. Dans de tels moments, il est utile de revenir au passé et de se rappeler ce qu'a été la contribution non seulement de la politique mais aussi - d'une importance souvent capitale - de la diplomatie. C'est ce que fait Pietro Calamia dans une note sur « La diplomatie européenne de l'Italie », publiée dans la Rivista di Studi Politici Internazionali (N.309, avril. 20, via Bruxelles, 00198 Roma. Email: mariagrazia.melchionni@uniroma.it).
L'ancien représentant permanent italien auprès de l'Union européenne (ainsi que de l'OCDE) n'a pas oublié ce rôle de la diplomatie italienne en Europe et il signale que trois de ses collègues l'ont raconté dans trois « excellents volumes »: Silvio Fagiolo dans « L'idea dell'Europa nelle relationi internazionali », Rocco Cangelosi dans « Il ventennio costituzionale dell'Unione europea: testimonianze di un diplomatico al servizio dell'Unione europea », et Roberto Ducci dans « Le speranze d'Europa (carte sparse 1943-1985) ».
L'ambassadeur Calamia rappelle en particulier que Roberto Ducci avait présidé le Comité de rédaction des Traités de Rome, « l'acte fondateur de l'aventure européenne », et évoque certaines remarques « foudroyantes » de son illustre prédécesseur au sujet de beaucoup de moments « historiques » de cette aventure (dès l'époque du président de Gaulle). Quant à Rocco Cangelosi, Pietro Calamia relève dans certaines de ses analyses « des accents plus fédéralistes que diplomatiques », pour remarquer: « au sujet du rôle diplomatique de l'Italie, il y a un vernis fédéraliste qui mérite d'être souligné ». Pour conclure: en Italie, pendant toutes ces années, chacun a joué son rôle, et l'élan des fédéralistes a été utile pour l'action diplomatique et politique du gouvernement italien. (M.G.)