Bruxelles, 05/05/2011 (Agence Europe) - À la veille de la réunion du groupe de contact sur la Libye, le secrétaire général de l'OTAN a insisté sur le départ du pouvoir du colonel Mouammar Khadafi. « Il est difficile d'imaginer que les menaces contre la population civile s'arrêtent aussi longtemps que Khadhafi reste au pouvoir », a déclaré mercredi 4 mai devant la presse Anders Fogh Rasmussen. Et le secrétaire général de l'OTAN de rappeler les trois conditions (agréées par les ministres des Affaires étrangères lors de leur rencontre à Berlin) nécessaires pour suspendre les raids aériens de l'OTAN qui, depuis fin mars, frappent la Libye: - l'arrêt de toutes les attaques ; - le retour dans les bases de toutes les forces militaires et paramilitaires fidèles au régime; - garantir un accès libre et sans heurts à l'assistance humanitaire. « Ce que nous avons décidé est ce que nous avons défini à Berlin. Lorsque ces objectifs seront remplis, la mission (de l'OTAN) sera terminée », a-t-il dit à la presse, alors que le parlement italien insistait mercredi sur une échéance claire pour l'arrêt des frappes de l'OTAN. « Je ne suis pas en mesure de fixer la date butoir de l'opération », a déclaré M. Rasmussen, précisant que ce sont « ces trois conditions qui déterminent la durée » des frappes conduites à l'OTAN. Les mêmes propos ont été tenus jeudi par le chef du comité militaire de l'OTAN, l'amiral Giampaolo Di Paola, lors d'une conférence de presse après la réunion du comité militaire de l'OTAN. (A.By.)