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Bulletin Quotidien Europe N° 10372
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/commerce

De Gucht prône le libre-échange avec les nations ASEAN

Bruxelles, 05/05/2011 (Agence Europe) - L'échec des négociations de bloc à bloc entre l'UE et l'ASEAN est digéré: De Gucht veut multiplier les accords de libre-échange individuels avec les nations d'Asie du Sud-Est, comme ceux négociés avec la Malaisie et Singapour, pour tirer profit du dynamisme de la région.

Participant à la première édition du sommet des affaires de l'association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN/Brunei, Birmanie/Myanmar, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam), le commissaire européen au Commerce a lancé, jeudi 5 mai à Djakarta, une offensive commerciale pour bénéficier du dynamisme économique d'un marché de près de 600 millions d'habitants, et où la croissance devrait atteindre entre 5 et 10% cette année. Avec des échanges bilatéraux de biens et services s'élevant à 175 milliards d'euros, l'ASEAN est le septième partenaire commercial de l'UE, qui est elle-même le deuxième partenaire du bloc du sud-est asiatique, après la Chine. L'UE est le plus gros investisseur dans la région, où les firmes européennes ont investi chaque année plus 10 milliards d'euros entre 2002 et 2009.

Les entreprises européennes doivent toutefois faire face à la concurrence féroce des firmes chinoises, indiennes, nippones et sud-coréennes. Aussi, la Commission européenne veut-elle encourager d'autres nations du sud-est asiatique, l'Indonésie, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam notamment, à négocier des pactes commerciaux bilatéraux similaires à ceux négociés depuis 2010 avec la Malaisie et Singapour. « Étant donné le dynamisme économique de la région ASEAN, je vois des possibilités considérables pour collaborer plus étroitement dans les années à venir », avait souligné M. De Gucht avant de s'envoler pour Djakarta. Du côté asiatique, la Thaïlande est disposée à négocier, mais Bangkok doit d'abord obtenir le feu vert du parlement national. Le Vietnam a pour sa part accepté au printemps 2010 le principe de négocier un accord avec l'UE, mais les pourparlers n'ont toujours pas été lancés, et la Commission espère une entame d'ici la fin de l'année. Quant aux Philippines, l'UE attend toujours la confirmation officielle par Manille de son intérêt. Reste le cas de l'Indonésie, qui s'est longtemps montrée réticente à l'idée d'un accord bilatéral autre que de bloc à bloc. À Djarkata, M. De Gucht devait essayer de convaincre les autorités indonésiennes de l'opportunité d'un accord bilatéral individuel. Mercredi, la ministre indonésienne du Commerce Mari Pangestu a appelé à un doublement des échanges, qui se sont élevés à 20 milliards de dollars en 2010, entre son pays et les Vingt-sept. Présentés à l'occasion du sommet de Djakarta, les résultats d'un rapport d'un groupe conjoint de représentants industriels, gouvernementaux et académiques lancé en 2010, et qui met l'accent sur les gains d'un tel pacte, pourraient faire pencher la balance du côté du libre-échange entre l'UE et l'archipel du sud-est asiatique. (E.H.)

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