Bruxelles, 05/05/2011 (Agence Europe) - L'accord de réconciliation interpalestinien signé le 4 mai au Caire entre le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas islamiste de Khaled Mechaal « peut être une opportunité » pour le processus de paix au Proche-Orient, a estimé la porte-parole de Catherine Ashton, jeudi 5 mai devant la presse à Bruxelles. Elle a toutefois souligné que les services de la Haute représentante n'avaient pas encore achevé l'analyse du texte de l'accord qui, a-t-elle dit, n'est même pas encore disponible dans son entièreté. Le fait qu'il y ait un processus de réconciliation entre les deux factions palestiniennes jusqu'ici ennemies est, en soi, une bonne chose que l'UE salue, a-t-elle dit. Quel que soit le résultat de l'examen de l'accord proprement dit, le futur gouvernement palestinien d'unité nationale qui pourrait en ressortir sera jugé sur base de ses actes, a encore expliqué la porte-parole de Catherine Ashton. Et sur ce plan, les exigences de l'UE sont très claires: ce gouvernement palestinien devra souscrire au principe de la non-violence et soutenir une solution négociée et pacifique pour aboutir à la « solution des deux États » permettant à un futur État palestinien et à Israël de coexister en paix et en sécurité, a-t-elle précisé. « Nous partageons l'avis exprimé hier (par les dirigeants du Fatah et du Hamas) à la cérémonie de signature (de l'accord au Caire) que la voie diplomatique est le meilleur moyen de parvenir à la solution des deux États », a encore dit la porte-parole. La position de l'UE vis-à-vis de la réconciliation palestinienne sera aussi l'un des sujets phares du prochain Conseil Affaires étrangères qui se réunira le 23 mai à Bruxelles sous la présidence de Mme Ashton. L'un des casse-tête des ministres des Affaires étrangères sera de savoir comment l'UE pourra à l'avenir travailler avec un gouvernement palestinien transitoire conjointement mis sur pied par le Fatah et le Hamas (en attendant les élections présidentielles et législatives qui doivent avoir lieu dans un délai d'un an, selon l'accord), alors que ce dernier figure toujours sur la liste noire des organisations que l'UE qualifie de terroristes. (H.B.)