Bruxelles, 31/03/2011 (Agence Europe) - L'eurodéputée italienne Roberta Angelilli (PPE) a mis sur pied une « Alliance pour les enfants » afin de mieux protéger et défendre leurs droits dans l'Union européenne. Pour elle, il s'agit de transposer en droit les dispositions du Traité de Lisbonne et de la Charte des droits fondamentaux, qui reconnaissent désormais les enfants comme des citoyens de l'UE à part entière. « L'objectif de l'Alliance est de défendre les mineurs dans les politiques internes et externes et intégrer leurs droits dans toutes les actions et programmes de l'Union européenne », explique la députée. Le groupe a le soutien de l'UNICEF et d'autres organisations non gouvernementales engagées dans la défense des enfants, de même que l'appui des présidents de sept commissions parlementaires du Parlement européen. La liste des priorités de l'Alliance est longue, mais la députée insiste particulièrement sur un examen attentif de la récente communication de la commissaire à la Justice Viviane Reding visant une « justice adaptée aux enfants », dans le cadre du programme de l'Union européenne en matière de droits de l'enfant.
Celui-ci comprend des mesures sur l'enlèvement des mineurs, les enfants non accompagnés, la protection au sein de la famille et l'aide aux enfants victimes de la violence. Si la situation des enfants en Europe paraît privilégiée par rapport à d'autres régions du monde, il reste beaucoup de problèmes à résoudre, insiste Roberta Angelilli, comme les enfants qui quittent l'école prématurément, les discriminations à l'égard des enfants Roms, les enfants non accompagnés et les nouvelles formes de pauvreté qui les affectent en premier lieu. La députée n'exclut pas pour autant de travailler dans le reste du monde avec des ONG sensibilisées, par exemple, aux enfants-soldats, aux enfants victimes du crime organisé et au travail des enfants. « Nous travaillerons sur ces cas avec les ONG afin de promouvoir des programmes et des politiques dans les pays en développement. Mais nous devons commencer par l'Europe parce que nous pouvons imposer des obligations aux États membres », a précisé Mme Angelilli. (I.L.)