Bruxelles, 31/03/2011 (Agence Europe) - La législation de l'UE applicable aux déchets dangereux est loin d'être parfaite et il conviendrait d'agir pour remédier à ses faiblesses, ont estimé les participants à l'audition sur le stockage et la gestion des déchets dangereux, organisée par le groupe PPE du Parlement européen mercredi 30 mars à Bruxelles.
Représentants de l'industrie, des institutions européennes et du monde académique étaient invités à débattre des défis liés au stockage et à la gestion des déchets dangereux dans le cadre de la législation générale sur les déchets et des options réglementaires existantes afin d'identifier ce que devrait être l'objectif principal de la politique de l'UE en matière de déchets dangereux.
Des débats il est ressorti que trois actions s'imposent. D'abord et avant tout, il conviendrait d'actualiser la liste des déchets dangereux. Il faudrait aussi que les États membres procèdent à l'examen des quantités et des types de déchets dangereux, ainsi que de leurs lieux de stockage. Enfin, une action immédiate et urgente à l'échelle européenne est indispensable.
« Des études ont montré que la quantité totale de déchets dans l'UE diminue, mais que celle de déchets dangereux augmente, avec, à la clé, de graves dangers pour la santé publique et l'environnement. Nous devrions nous concentrer sur un régime de contrôle plus strict, encourager la conversion des déchets dangereux en déchets non dangereux, et mettre au point des programmes pour transformer les déchets en ressources », a déclaré Boguslaw Sonik (PPE, polonais), vice-président de la commission de l'environnement du Parlement et organisateur de l'audition
Et d'expliquer: « La législation actuelle de l'UE sur les déchets dangereux est encore trop complexe et ambiguë. La Commission européenne devrait revoir la législation en vigueur, et le Parlement européen sera un allié de poids pour contraindre les États membres à améliorer la situation. Une solution à ce problème contribuera à éviter que ne se reproduise une catastrophe analogue à celle des boues rouges d'origine minière qui s'est produite en Hongrie en octobre dernier ». (A.N.)