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Bulletin Quotidien Europe N° 10344
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) conseil europÉen

Les Vingt-sept en ordre dispersé sur le nucléaire

Bruxelles, 23/03/2011 (Agence Europe) - À la lumière de la crise nucléaire au Japon, les dirigeants européens, réunis à Bruxelles pour leur sommet de printemps, devraient donner leur aval, vendredi 25 mars, à des tests pour évaluer la résistance des 143 réacteurs nucléaires en activité dans l'UE à une série de menaces. Mais les Vingt-sept peinent à s'entendre sur les modalités des tests, qui seraient volontaires, et divergent sur l'avenir de l'énergie atomique, dont la chancelière allemande Angela Merkel prône désormais la sortie.

L'incident majeur qui a frappé, à la suite du tsunami du 11 mars, la centrale nucléaire de Fukushima Daichi, amène logiquement les Vingt-sept à « tirer les enseignements » de la crise nippone. Aussi les dirigeants européens vont-ils marquer leur accord pour tester la résistance des 143 réacteurs nucléaires en activité dans l'UE, ainsi que les installations futures, à une série de risques (séismes, inondations et raz-de-marée, âge, type et paramètres techniques des centrales), que Günther Oettinger veut étendre aux crashs d'avions et attentats terroristes. Des tests que le commissaire à l'Énergie veut aussi étendre aux pays nucléaires voisins.

Mais depuis une semaine, les Vingt-sept font preuve d'une grande cacophonie, aussi bien sur la définition des critères à prendre en compte pour les tests de résistance, que sur la question plus générale de l'avenir du nucléaire. Après avoir annoncé un moratoire de trois mois sur l'allongement de la durée de vie des réacteurs allemands, la chancelière Angela Merkel a enfoncé le clou mercredi en qualifiant le nucléaire de technologie « transitoire » pour couvrir les besoins de l'UE. « Plus tôt on en sortira, mieux ce sera », a-t-elle insisté. L'Italie a de son côté décrété un moratoire d'un an sur la reprise du programme nucléaire dans le pays. Mais pour l'heure, les 14 pays de l'UE qui recourent au nucléaire devront effectuer, sur une base volontaire, des tests, que l'Autriche, État membre le plus farouchement opposé à l'atome, veut voir obligatoires. (E.H.)

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