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Bulletin Quotidien Europe N° 10344
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

Immigration, après l'Égypte, Mme Malmström se rend en Tunisie

Bruxelles, 24/03/2011 (Agence Europe) - La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, a rendu compte jeudi 24 mars de sa visite effectuée la veille en Égypte, avec la présidence hongroise de l'UE, destinée, comme l'avait demandé le Conseil européen du 11 mars dernier, à prendre des premiers contacts avec les pays tiers méridionaux pour discuter des problèmes migratoires. Comme Mme Malmström l'a indiqué jeudi, cette visite a été l'occasion de parler à la fois de futurs partenariats de mobilité, de futurs échanges sur les visas, de la gestion et du contrôle des frontières mais aussi des régimes d'asile. La Commission a proposé à l'Égypte de l'aider à construire un système d'asile, a indiqué la commissaire. Qui a également rencontré sur place des représentants de l'Organisation internationale des migrants, du Haut commissariat aux réfugiés et plusieurs ONG pour analyser la situation aux frontières du pays et des migrants originaires de l'Afrique subsaharienne actuellement bloqués.

La semaine prochaine, Mme Malmström se rendra cette fois en Tunisie, toujours pour évoquer la question des flux migratoires. Alors que l'Italie ne cesse d'appeler à l'aide l'UE et ses homologues européens après qu'elle eut reçu depuis le mois de janvier plus de 10 000 migrants sur l'île de Lampedusa, en grande partie Tunisiens, la Tunisie, qui n'a pas d'accord de réadmission avec l'UE, semble aujourd'hui refuser de reprendre ces migrants tunisiens arrivés en Italie. Une problématique que la commissaire européenne devrait aussi aborder la semaine prochaine avec les autorités tunisiennes.

En attendant, ce vendredi 25 mars, une réunion associant les représentants des ministres de l'Intérieur se tiendra à l'initiative de la Commission. Prévue depuis quelques jours, cette réunion doit notamment aborder la question de la relocation dans l'UE et entre les États membres de certains migrants, notamment ceux bloqués dans ces régions et nécessitant une protection internationale. Une réunion qui n'aboutira pas tout de suite « à une décision finale », a indiqué Mme Malmström, mais permettra de lancer un premier débat et de sonder la disponibilité des États membres. Comme l'a rappelé la commissaire, ce sont eux au final qui garderont le dernier mot, la « relocation » ne se faisant que sur base volontaire et la Commission restant « dépendante » de cette volonté, a encore précisé Mme Malmström, ajoutant cependant que « certains États membres ont affiché un intérêt » pour ce mécanisme.

Les flux migratoires et la coopération entre les pays membres et les pays de la région sur cet aspect auraient pu faire l'objet d'un Conseil Affaires intérieures spécial, comme l'avaient demandé le 11 mars dernier certaines délégations, notamment la France qui aurait souhaité, indique une source, qu'une telle réunion soit convoquée avant le Conseil JAI déjà prévu à Luxembourg les 10 et 11 avril prochains. La France estimait en effet que la situation méritait un JAI spécial. La problématique devait toutefois à nouveau être remise à l'ordre du jour pendant le Conseil européen des 24 et 25 mars, l'Italie étant notamment décidée, a indiqué l'AFP, à évoquer à nouveau avec ses partenaires le principe de solidarité entre les États membres en matière de partage du « fardeau » de l'immigration illégale et de l'asile. (S.P.)

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