Bruxelles, 23/02/2011 (Agence Europe) - L'UE et l'Algérie pourraient signer en septembre 2011 « au plus tard » un accord stratégique dans le domaine de l'énergie dont « la conclusion serait arrivée à point nommé », écrit la presse algérienne citant le directeur général adjoint auprès de la Commission européenne chargé de l'énergie et du transport, Fabrizio Barbaso, depuis Alger, jeudi soir. « Nous avons aujourd'hui des informations réconfortantes de la part des autorités algériennes (...) nous attendons une prise de position de l'Algérie dans les prochaines semaines, nous sommes optimistes qu'on pourrait aboutir à la signature de cet accord en juin ou juillet ou au plus tard en septembre 2011 ».
La presse du pays rappelle que « pour l'Algérie la signature d'un tel accord reste tributaire notamment de l'ouverture du marché européen, de la question du démantèlement tarifaire, de l'investissement mais aussi de la libre circulation des personnes, et de l'adhésion à l'OMC ». L'UE, de son côté, « continue à poser les préalables, notamment sur la levée des contraintes au commerce (depuis la loi de finances complémentaire 2009 imposant à tout investisseur étranger un partenaire algérien à hauteur de 51 %), et sur la question des quotas agricoles. L'UE exige surtout le respect de la clause de stabilité et la clause de non-discrimination. Telle semble être la pomme de discorde », écrivent les médias.
M. Barbaso a proposé, selon cette même source, « de tenir des réunions au niveau des experts pour prendre en compte ces préoccupations, et voir si à l'intérieur du texte juridique, il y a une possibilité de répondre à ces préoccupations ». Mais au-delà de ces questions d'ordre commercial et économique, il y a lieu de rappeler l'autre requête algérienne qui concerne la question des visas et de la libre circulation des Algériens que l'UE entend traiter « séparément ».
Autre sujet qui sépare les deux parties, les accès aux marchés. L'Algérie a déjà demandé de reporter de 2017 à 2020 le démantèlement tarifaire dans la perspective d'une ouverture réciproque. Alger veut négocier une liste négative de 1 740 produits industriels. Une démarche qu'avait expliquée le ministre algérien du Commerce, Benbada, devant « (…) permettre d'accorder une phase de transition supplémentaire à nos entreprises pour se préparer à l'ouverture ». Les Algériens sont réticents à l'idée d'établir une réciprocité totale et, par ailleurs, déplorent la faiblesse des investissements européens, que « l'UE justifie par les restrictions » dans la législation algérienne. (F.B.)