Bruxelles, 11/02/2011 (Agence Europe) - Réunis au sein du réseau ENTSO-E, les gestionnaires de réseaux de transport (GRT) d'électricité en Europe ont appelé les pouvoirs publics nationaux et européens, jeudi 10 février, à lever les obstacles à la modernisation, au renforcement et à l'extension des infrastructures de l'UE d'ici 2020, notamment pour permettre l'intégration de la production issue des renouvelables, en particulier de l'éolien, qui représentera 36% de la production totale d'électricité dans l'UE d'ici 2020. L'ENTSO-E pointe du doigt de trop longues procédures d'autorisation de construire à l'issue parfois incertaine, ainsi que l'instabilité du cadre réglementaire et le manque de compréhension publique des risques et bénéfices du secteur. « Les GRT sont prêts à construire l'infrastructure nécessaire pour réaliser les objectifs européens en matière de politique énergétique. Mais nous avons pour cela besoin du soutien de toutes les parties, des gouvernements, des autorités régionales et locales, comme des ONG pour expliquer le lien entre infrastructure électrique et décarbonisation de l'économie. Sans l'appui du public, les permis pour construire ces infrastructures interviendront trop tard », a averti jeudi le PDG du GRT belge Elia et président de l'ENTSO-E, Daniel Dobbeni, lors d'une conférence à laquelle participaient aussi les commissaires Günther Oettinger (Énergie) et Connie Hedegaard (Climat), et le ministre hongrois du Développement national, Tamas Fellegi.
L'ENTSO-E a présenté jeudi deux études, l'une sur l'intégration des réseaux éoliens offshore en mer du Nord, l'autre sur les prévisions pour la période 2011-2025 en prenant en compte les plans d'action nationaux pour les énergies renouvelables, au lendemain du Conseil européen du 4 février, qui a marqué son accord pour moderniser l'infrastructure énergétique de l'UE d'ici 2020. Rappelons qu'un investissement de 1 000 milliards d'euros, dont 200 pour les seuls réseaux de transport, est nécessaire à cet effet à l'horizon 2020. (E.H.)