Bruxelles, 10/02/2011 (Agence Europe) - « J'ai invité les chefs d'État et de gouvernement de la zone euro à un sommet à Bruxelles le 11 mars dans la soirée ». Telle est la teneur du message que le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a envoyé, mercredi 9 février au soir, à travers le réseau Twitter. Une information confirmée plus tard par le Conseil. C'est la deuxième fois que l'ancien Premier ministre belge utilise ce canal d'information pour faire des annonces importantes. En décembre, il avait révélé par ce biais la teneur de la modification du Traité de Lisbonne que préconisent les Vingt-sept pour la création mi-2013 d'un Mécanisme européen de stabilité (ESM) (EUROPE n°10280).
Le sommet sera consacré à la définition d'une réponse exhaustive à la crise de la dette souveraine secouant l'Eurozone. Les chefs d'État et de gouvernement devront se mettre d'accord sur un paquet de mesures visant à renforcer la gouvernance économique, stimuler la compétitivité des économies concernées, muscler les fonds de sauvetage déjà en place (ex: la Facilité EFSF), arrêter les modalités du mécanisme permanent ESM et remplacer les instruments provisoires déjà en place. Cette réponse exhaustive, à laquelle les pays non membres de la zone euro pourront se joindre, sera arrêtée de manière définitive lors du Conseil européen de printemps, les 24 et 25 mars. Vendredi dernier, l'Allemagne et la France ont proposé à leurs partenaires européens l'élaboration d'un 'Pacte pour la compétitivité' qui, assurent-elles, reste à écrire même si des idées précises circulent déjà et ont été critiquées par certains États membres directement concernés (EUROPE n°10309). Sur la méthode, cette initiative des deux plus grandes économies de la zone euro, sans lesquelles aucune décision n'est possible, heurte la sensibilité de la Commission européenne et d'une majorité d'eurodéputés (EUROPE n°10312 et N°10311). (M.B.)