Bruxelles, 10/02/2011 (Agence Europe) - En déplacement en Roumanie jeudi 10 février, la commissaire européenne aux Affaires intérieures Cécilia Malmström a appelé les États membres actuellement opposés à l'entrée de ce pays dans l'espace de libre-circulation Schengen « à formuler concrètement » ce qu'ils attendent de la Roumanie pour lui donner leur feu vert, indique l'AFP. Sur Schengen, les « évaluations montrent que la Roumanie remplit tous les critères techniques » pour une adhésion, a-t-elle rappelé jeudi lors d'un point presse à Bucarest. La France, l'Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas sont ouvertement opposés à une entrée prématurée de la Roumanie, comme de la Bulgarie, dans l'espace Schengen. La commissaire a ainsi demandé aux États membres d'être « spécifiques » dans leurs demandes afin que celles-ci soient « concrètes et mesurables » et que la Roumanie « sache quoi faire pour gagner leur confiance », a ajouté Mme Malmström.
Lors du prochain Conseil JAI, les 24 et 25 février, ces pays pourraient accéder à la requête de la commissaire, une « discussion de fond » étant prévue pour évoquer et préciser les exigences posées tant à la Roumanie qu'à la Bulgarie, indiquait une source mercredi 9 février, cette discussion devant ne pas porter seulement sur les critères techniques mais aussi sur les observations de la Commission européenne dans le cadre du mécanisme de coopération et de vérification, appliqué à la Roumanie et à la Bulgarie depuis 2007. Selon le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Ben Knapen, cité par l'AFP, la France et les Pays-Bas vont encore « travailler sur la définition d'un ensemble de critères à respecter et à partir là de mettre au point une feuille de route pour l'adhésion à l'espace Schengen ».
Mme Malmström effectue un déplacement de deux jours dans la région sur une série de thèmes comme la gestion des frontières, la lutte contre la criminalité et la corruption, le cybercrime ou encore la rétention des données et se rendra ce vendredi 11 février en Bulgarie, où elle devrait également évoquer la question de l'élargissement de Schengen. (S.P.)