Bruxelles, 10/02/2011 (Agence Europe) - Les ministres de l'Économie et des Finances des États membres de l'UE vont, lors de leur prochaine réunion, mardi 15 février à Bruxelles, souligner que l'année 2012 « continuera à être dominée par les conséquences de la crise économique, notamment les efforts visant à parvenir à un assainissement budgétaire rigoureux ». Il est essentiel, selon le Conseil, que le budget européen pour 2012 « tienne compte des contraintes budgétaires et économiques qui pèsent au niveau national ». Parallèlement, il est essentiel de poursuivre le financement d'actions visant à faire face aux effets de la crise et à favoriser la croissance. Aussi, « la hiérarchisation des objectifs et les redéploiements, qui permettent d'affecter au mieux les fonds disponibles, constitueront-ils des éléments essentiels de la procédure budgétaire 2012 », expliquent les ministres dans le texte qu'ils vont adopter sur les « orientations budgétaires pour 2012 ».
L'exercice budgétaire 2012 est le deuxième qui se déroulera en application du Traité de Lisbonne. Le Conseil insiste sur l'importance que revêt une bonne collaboration des deux branches de l'autorité budgétaire, entre elles et avec la Commission. Il souligne que le comité de conciliation a pour objectif, conformément à l'article 314 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), d'établir le budget pour 2012, « et les travaux devraient se concentrer résolument sur cet objectif, en évitant toute question qui n'est pas directement liée au budget annuel », prend soin de rappeler le Conseil, après les difficiles négociations l'an dernier avec le PE sur le budget 2011 ainsi que sur d'autres thèmes lancés par les parlementaires européens (flexibilité du budget, prochain cadre financier pluriannuel, nouvelles ressources propres).
Le Conseil souligne que budget pour 2012 « devrait rester rigoureusement dans les limites fixées par le cadre financier 2007-2013 » et demande que les crédits d'engagement et de paiement soient fixés de façon à refléter des besoins réels. Le Conseil prend note avec une grande inquiétude du volume des engagements restant à liquider (194 milliards d'euros à la fin de 2010) et appelle la Commission à faire des prévisions budgétaires « réalistes ».
Le Conseil attend de toutes les institutions qu'elles fournissent à l'avance toutes les informations nécessaires afin que puisse être dressé un tableau « consolidé clair et complet » de toutes les dépenses administratives. Le Conseil s'inquiète de l'évolution des crédits relatifs aux pensions et de leurs incidences à venir sur les dépenses administratives, et rappelle qu'il importe de conserver une maîtrise rigoureuse du financement des agences communautaires. (L.C.)