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Bulletin Quotidien Europe N° 10310
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/femmmes

Ashton et Reding, éradiquer les mutilations génitales féminines

Bruxelles, 07/02/2011 (Agence Europe) - À l'occasion du 6 février, journée internationale contre les mutilations génitales féminines, la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton et la vice-présidente de la Commission en charge des droits fondamentaux Viviane Reding ont réaffirmé leur ferme engagement à lutter contre la pratique des mutilations génitales féminines, « un crime d'une brutalité extrême ».

Dans leur déclaration commune, les deux responsables européennes affirment que « l'Union européenne condamne cette pratique abominable, qui viole les droits fondamentaux et la dignité de centaines de milliers de femmes et jeunes filles ». Elles précisent: « Les mutilations génitales féminines violent les droits des femmes et des jeunes filles à l'égalité des chances, à la santé, à la non-violence, à l'absence de dommages, d'abus, de tortures et de traitements cruels, dégradants et inhumains. Nous croyons qu'il est de notre devoir de protéger les jeunes filles et les femmes contre les risques de mutilations et d'aider les femmes qui vivent avec cette horrible blessure physique et mentale à alléger leur peine ».

Catherine Ashton et Viviane Reding concluent: « Nous devons promouvoir des mesures qui mènent à l'éradication des mutilations génitales féminines. Nous devons nous concentrer sur la protection et les soins des jeunes filles et des femmes victimes de telles pratiques. Nous continuerons à nous battre contre la violence fondée sur le sexe dans l'UE et dans nos relations extérieures ».

Selon l'OIM (Organisation internationale des migrations), la pratique des mutilations génitales féminines s'est étendue ces dernières années aux pays occidentaux en raison de l'accroissement des flux migratoires. À ce jour, 19 pays africains et 12 pays européens ainsi que l'Australie, le Canada, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande ont légiféré contre les mutilations génitales, rapporte l'Agence France Presse. (G. B.)

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