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Bulletin Quotidien Europe N° 10310
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

Pour un financement équitable du RTE-T

Bruxelles, 07/02/2011 (Agence Europe) - La présidence hongroise de l'UE tentera de parvenir à un « compromis politique » sur le développement du réseau transeuropéen de transport (RTE-T), a déclaré à la presse le secrétaire d'État hongrois à l'infrastructure Pal Völner. Le compromis devrait porter en particulier sur le financement du réseau transeuropéen, selon un communiqué de la présidence hongroise. En présentant, vendredi 4 février, cet objectif de la réunion informelle des ministres des Transports, qui se déroule lundi 7 et mardi 8 février à Gödöllö et à Budapest, M. Völner avait expliqué que la nouvelle approche préconisée par la Commission européenne dans le cadre de la révision de la politique du RTE-T risquait d'être « sérieusement désavantageuse » pour plusieurs États membres.

Dans le cadre de cette approche, met en garde la présidence, l'essentiel des financements disponibles pour le RTE-T (les ressources disponibles pour le RTE-T ainsi qu'une partie des fonds de cohésion) seraient octroyés aux infrastructures sélectionnées qui formeront le principal réseau du RTE-T, à savoir un réseau multimodal de routes, gares, ports et aéroports permettant de relier les bassins stratégiques de l'Europe. Par conséquent, selon la présidence, les États disposant de peu de routes de ce type ou avec une infrastructure récemment modernisée risqueraient ainsi de perdre un volume important du financement disponible actuellement. La modification serait davantage pénalisante pour les nouveaux États membres où l'infrastructure ferroviaire et routière est moins développée que dans le reste de l'Europe, prévient la présidence. Les crédits disponibles seraient regroupés dans un fonds unique RTE-T, ce qui obligerait les pays moins développés à se battre pour le financement avec les pays plus riches. Or, « la cohésion et la compétitivité ne peuvent pas s'exclure », selon M. Völner, qui a indiqué vendredi qu'au cours de l'informelle, la présidence essaiera d'atteindre un compromis et de trouver une approche communautaire qui impliquerait dans la révision du RTE-T tous les États membres, y compris ceux de l'Europe centrale.

La Commission européenne fera des propositions concrètes sur le cadre du financement pluriannuel du réseau (au-delà de 2013) en juin. Le cadre financier actuel (2007-2013) prévoit 8 milliards d'euros pour le développement des réseaux de transport, y compris des 30 projets prioritaires du RTE-T. 43 milliards d'euros supplémentaires sont disponibles dans le cadre du fonds de cohésion pour les États qui y sont éligibles. Dans le cadre des discussions sur le financement, certains évoquent aussi la mise en place des fonds pluriannuels, qui dépasseraient dans la durée les perspectives financières septennales, afin de sécuriser le financement des projets stratégiques de l'UE (tels qu'ITER ou Galileo). Selon la presse hongroise, quatre des trente projets prioritaires du RTE-T actuel traversent la Hongrie.

À Gödöllö et à Budapest, un autre volet du débat portera mardi sur la méthodologie de la planification du réseau, notamment la définition du réseau principal RTE-T. La discussion aura lieu sur base d'un document préparé en la matière par la Commission, qui entend poursuivre le travail après la réunion. Rappelons qu'aux yeux de la Commission, le réseau multimodal central du RTE-T devrait être conçu de manière à concentrer les flux de trafic, tant des passagers que des marchandises, et, de la même manière, assurer une utilisation plus efficace de l'infrastructure existante. Le commissaire européen aux Transports Siim Kallas et le président de la commission « transports » du Parlement européen Brian Simpson participeront aussi à la réunion informelle des ministres des Transports. (A.By.)

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