Bruxelles, 03/02/2011 (Agence Europe) - Günther Oettinger veut accélérer le lancement du chantier du gazoduc qui doit acheminer dès 2015 vers l'UE, via la Turquie et en contournant la Russie, le gaz d'Asie centrale. L'Azerbaïdjan s'est engagé fermement, à la mi-janvier, à fournir à long terme du gaz à l'UE et le Turkménistan a signalé son intérêt, rappelle-t-il au quotidien autrichien die Presse du 3 février. Pour compléter l'approvisionnement de Nabucco, le commissaire à l'Énergie évoque aussi la piste du gaz irakien. « C'est une option. J'ai envoyé un courrier au gouvernement irakien en décembre pour un entretien », assure-t-il.
En attendant, « ÖMV et d'autres sociétés peuvent et doivent désormais aller de l'avant », insiste M. Oettinger. Le groupe énergétique autrichien pilote le consortium, composé des groupes bulgare Bulgargaz, allemand RWE, hongrois MOL, roumain Transgaz et turc Botas, et qui doit construire un pipeline de 3300 kilomètres de long et d'une capacité de 31 milliards de mètres cubes par an. Mais aucun des groupes n'a encore finalisé ses décisions d'investissement. À ce stade, seul un appel d'offres pour les tubes d'acier a été lancé. Le coût du gazoduc est évalué à 7,9 milliards d'euros. La BEI, la BERD et l'International Finance Corporation se sont accordées en septembre sur un plan de préfinancement du projet de l'ordre de 4 milliards d'euros. (E.H.)